Canicule : la clim "n'est pas de l'adaptation", il faut une "politique de long terme" impliquant "l'économie entière", prône Monique Barbut information fournie par Boursorama avec Media Services 26/06/2026 à 14:39
La climatisation, "c'est une mesure d'urgence, peut-être qu'on peut prendre. Il faut forcément, bien évidemment, que les gens ne suffoquent pas, on est bien d'accord, mais ce n'est pas de l'adaptation au changement climatique", a estimé la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, ce vendredi 26 juin.
La généralisation de la climatisation, unique solution face aux épisodes de canicule ? La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, s'est dite "horrifiée" par cette idée ce vendredi 26 juin, évoquant plutôt une "politique de long terme" qui concerne "l'économie entière", face au changement climatique.
"Je suis horrifiée par les gens qui me disent 'Oh mais il y a qu'à mettre la clim partout'", a-t-elle dit à des journalistes lors d'un déplacement à Airparif dans le centre de Paris. "Très bien, on va mettre la clim partout. Vous croyez que ça va éviter un feu de forêt ? Vous croyez que ça va éviter une culture de ne pas exister ? Vous croyez que ça va éviter la mort des animaux que nous voyons ? Vous croyez que ça va éviter quoi ? Rien", a-t-elle ajouté.
Une canicule d'ampleur exceptionnelle à l'échelle européenne
Cette question divise la classe politique : le RN propose un "plan massif de climatisation" tandis que les Ecologistes y voient une source d'"aggravation" du phénomène de chaleur mais l'envisagent par exemple pour les services publics. "Ce n'est pas de l'adaptation. C'est une mesure d'urgence, peut-être qu'on peut prendre. Il faut forcément, bien évidemment, que les gens ne suffoquent pas, on est bien d'accord, mais ce n'est pas de l'adaptation au changement climatique", a insisté Monique Barbut. "L'adaptation, c'est une politique de long terme et qui n'implique pas le ministère de l'Environnement seul en tant que tel" mais "ça va impliquer des changements à l'industrie, à l'agriculture, aux transports, enfin l'économie entière", a poursuivi la ministre.
Deux tiers de la France restent ce vendredi écrasés par une canicule d'ampleur exceptionnelle à l'échelle européenne, mais quelques départements sortent du niveau d'alerte maximale et une baisse progressive des températures pointe à l'horizon.