Canicule : EDF met trois réacteurs nucléaires à l'arrêt
information fournie par Boursorama avec Media Services 25/06/2026 à 14:19

"La France dispose des moyens de production pour couvrir les besoins en électricité des Français, y compris en cas d'arrêt de moyens de production", a rassuré RTE.

La centrale nucléaire du Bugey. (illustration) ( AFP / OLIVIER CHASSIGNOLE )

La Seine et le Rhône étant trop chauds, EDF a été contraint d'arrêter jeudi 25 juin deux réacteurs nucléaires supplémentaires, au Bugey et à Nogent-sur-Seine, après celui de Golfech lundi, à chauqe fois en raison des fortes chaleurs.

Le réacteur n°3 de la centrale du Bugey (Ain) sur les bords du Rhône est à l'arrêt depuis 9h tout comme l'unité n°1 de Nogent-sur-Seine (Aube) depuis 9h15 pour "causes externes liées à l'environnement", afin de respecter les limites d'échauffement du Rhône et de la Seine , précise EDF sur son site d'informations réglementaires. Les arrêts ou baisses de production décidées par EDF visent à respecter des obligations environnementales pour protéger la faune et la flore des rivières et des fleuves qui servent à refroidir les installations des sites nucléaires.

En cas de fortes chaleurs, la hausse de la température de ces cours d'eau peut contraindre EDF à réduire, voire arrêter sa production pour éviter de les réchauffer davantage avec ses rejets d'eaux de refroidissement plus chaudes de quelques dixièmes de degrés à quelques degrés, selon les sites.

Limite d'échauffement des cours d'eau

L'activité des 57 réacteurs français est encadrée par des limites d'échauffement de ces cours d'eau à ne pas dépasser.

En l'occurrence pour Golfech (Tarn-et-Garonne, arrêté depuis lundi, la température du fleuve ne doit pas dépasser 28°C après les rejets de la centrale.

À Nogent-sur-Seine, "la réglementation impose que l'élévation de température de la Seine ne dépasse pas 3°C entre l'amont et l'aval du site, et que la température moyenne ne dépasse pas les 28°C en aval."

Les fortes chaleurs perturbent par ailleurs la production du site de Saint-Alban (Isère) dont le réacteur n°2 doit abaisser sa puissance.

Le gestionnaire du réseau de haute tension RTE, gardien de l'équilibre du système électrique indiquait mercredi à l' AFP que "la France dispose des moyens de production pour couvrir les besoins en électricité des Français, y compris en cas d'arrêt de moyens de production".