Canicule : à peine redémarrée, la centrale de Golfech de nouveau à l'arrêt information fournie par AFP 09/08/2026 à 12:23
A peine redémarré vendredi, le seul réacteur en activité de la centrale de Golfech, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Toulouse, a été de nouveau arrêté samedi soir, selon un communiqué d'EDF.
La réglementation visant à préserver l'environnement et la biodiversité exige une modulation de puissance ou un arrêt temporaire de réacteur de la centrale lorsque la température moyenne journalière de la Garonne dépasse 28°C, le site de Golfech y rejetant ses eaux de refroidissement à une température déjà un peu plus élevée que celle du fleuve.
"Les conditions climatiques de ces derniers jours ont entraîné une montée importante de la température de la Garonne qui devrait atteindre 28°C, ce dimanche 9 août 2026", souligne EDF dans son communiqué.
"Pour respecter la réglementation (...), en anticipation, l’unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Golfech a été mise à l’arrêt samedi 8 août 2026, à 21h00", ajoute l'opérateur, précisant que le réacteur n°1 est quant à lui "déjà à l’arrêt pour maintenance et remplacement du combustible".
Ce nouvel arrêt est le quatrième depuis le début de l'été, en raison des fortes chaleurs.
Le réacteur 2 avait été redémarré vendredi, après avoir été arrêté le 29 juillet.
Malgré une baisse de la température de la Garonne en dessous de 28°C dès le 31 juillet, il était resté à l'arrêt jusqu'à vendredi, "en raison de l'indisponibilité d’un système nécessaire à l'alimentation en eau des générateurs de vapeur", selon EDF.
Les conditions climatiques de cet été, avec une troisième vague de chaleur qui persiste dans le pays, ont pesé sur la production du parc nucléaire d'EDF.
L'exploitant nucléaire estime à environ 1 TWh la perte de production en juin, puis à 2 TWh en juillet, soit 3 TWh au total sur deux mois "en raison des conditions climatiques".
Rapporté aux quelque 33 TWh produits en juin puis en juillet, cela représente un manque à produire d'environ 3% en juin et 6% en juillet, soit une perte équivalente à 4,5% de la production nucléaire réalisée ces deux derniers mois.
Ces chiffres mensuels sont nettement plus élevés que la moyenne annuelle de pertes de production liées à la sécheresse et aux fortes chaleurs. "Depuis 2000, les pertes de production pour cause de température élevée et de faible débit des fleuves ont représenté en moyenne 0,3% de la production annuelle du parc", indique EDF dans un message à l'AFP, en soulignant que cet "impact" environnemental "est très faible".
"Il n’y a pas d’alerte, le niveau de production est suffisant pour répondre à la demande", ajoute EDF qui précise aussi qu'"au premier semestre 2026 et malgré une période de canicule, la France est à un niveau record d'exportation d’électricité de 51 TWh".