Candidature de l'Arménie à l'entrée dans l'UE : Erevan pourrait bientôt lancer les grandes manœuvres, indique le Premier ministre Pachinian information fournie par Boursorama avec Media Services 24/08/2026 à 15:31
La prise de parole de Nikol Pachinian intervient dans un contexte de relations degradées entre Erevan avec Moscou.
Face aux demandes russes de referendum arménien sur la question euroéeopnne, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a répondu à Moscou, affirmant lundi 24 août que son pays pourrait envoyer prochainement sa demande officielle d'adhésion à l'UE.
La Russie voit d'un très mauvais oeil les ambitions européennes de cette ex-république soviétique du Caucase, qu'elle considère comme son pré carré. Moscou insiste pour que l'Arménie organise d'abord un référendum sur son adhésion à l'UE, incompatible selon elle avec son maintien dans leur alliance économique commune, l'Union économique eurasiatique.
Nikol Pachinian, qui s'exprimait devant le Parlement, a répondu qu'un référendum n'aurait de sens qu'une fois qu'il serait possible "d'évaluer le réalisme" d'une adhésion à l'UE. Pour cela, "l'Arménie doit d'abord déposer sa candidature à l'adhésion à l'Union européenne", a-t-il estimé. "Nous pourrions enclencher ce processus dans un futur proche, surtout étant donné les demandes urgentes de nos partenaires de l'Union économique eurasiatique", a ajouté Nikol Pachinian, sans préciser de date.
Sanctions russes
Les présidents russe, bélarusse, kazakh et kirghiz avaient demandé en mai que l'Arménie décide par un référendum de son adhésion à l'UE ou de son maintien à leur union régionale. Le virage européen d'Erevan a jeté un froid dans ses relations avec Moscou, qui a pris des sanctions contre l'Arménie. La Russie a notamment interdit l'importation de produits agricoles arméniens, pour lesquels elle est un marché clé.
L'Arménie et la Russie sont techniquement alliées, mais Erevan reproche à Moscou de ne pas l'avoir aidée lors de la guerre avec l'Azerbaïdjan en 2023 et sollicite les faveurs de l'UE et des Etats-Unis. L'Arménie a notamment suspendu sa participation à un pacte de sécurité régional avec la Russie. Nikol Pachinian a affirmé qu'il serait "satisfait" que son pays soit finalement exclu de ce pacte, ce qui le libérerait "du dilemme de le quitter ou pas".