Canada: La BoC maintient ses taux inchangés, indique que l'économie renoue avec la croissance information fournie par Reuters 15/07/2026 à 16:20
La Banque du Canada (BoC) a, comme prévu, maintenu mercredi son principal taux directeur au niveau actuel de 2,25%, tout en prévoyant un raffermissement de la croissance économique au second semestre à mesure que les pressions inflationnistes s'atténuent.
Il s'agit de la sixième réunion consécutive sur la politique monétaire au cours de laquelle la BoC choisit de maintenir ses taux inchangés, après un cycle d'assouplissement monétaire agressif mené l'année dernière, qui avait ramené le taux à son niveau actuel en octobre.
"L’économie canadienne montre des signes d’amélioration. La croissance se redresse et l’inflation devrait redescendre graduellement du pic atteint récemment", a indiqué la banque centrale dans son communiqué.
Les marchés monétaires anticipaient un statu quo sur les taux mercredi et estiment qu'il y a peu de chances que ceux-ci évoluent d'ici la fin de l'année.
La BoC a légèrement revu à la hausse ses prévisions de croissance pour 2027 et 2028, mais a ramené ses prévisions pour 2026 à 0,7% contre 1,2% en avril, reflétant un début d’année plus faible.
La banque a relevé ses prévisions d’inflation pour 2026 à 2,5% contre 2,3% en avril, mais a indiqué que l’inflation devrait rester proche du point médian de sa fourchette cible de 1% à 3% au cours des deux prochaines années.
L'inflation globale a dépassé les 3% sur un an en mai, soit la limite supérieure de la fourchette cible de la banque centrale, pour la première fois depuis près de deux ans et demi.
Toutefois, cette accélération des prix était en grande partie due aux cours de l'essence, qui ont depuis ralenti, ce qui ne donne pas aux responsables de la politique monétaire de raisons suffisantes pour modifier le taux d'intérêt de référence.
Dans le même temps, la croissance économique a été inégale. L'économie est entrée en récession technique fin mars, mais elle s'est fortement redressée en avril, ce qui laisse penser qu'il n'y a guère besoin d'une relance monétaire supplémentaire.
(Rédigé par Diana Mandia et Coralie Lamarque, édité par Sophie Louet)