Selon l’Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale (ONDRP), les deux tiers des cambriolages sont perpétrés entre les mois de juin et d’août. Si les vols sont généralement couverts par l’assurance « multirisques habitation », l’indemnisation est soumise à de nombreuses conditions, limites et exclusions de garanties, prévues dans les contrats d’assurance.
Cambriolages pendant l’été :que dit votre assurance habitation ?
Dépôt de plainte, lister les objets, garder les justificatifs : les bons réflexes à adopter
La garantie contre le vol n’est pas obligatoire, même si elle est très souvent incluse dans les contrats habitation multirisques. En cas de vol, il faut d’abord déposer une plainte auprès de la police ou de la gendarmerie dans les 24 heures suivant la découverte du méfait. Puis, une déclaration à la compagnie d’assurance doit être envoyée par lettre recommandée dans les deux jours ouvrés et des mesures doivent être immédiatement prises pour éviter un second cambriolage. Dans un second temps, il faut retourner la liste des objets volés avec le récépissé de la déclaration faite aux autorités par lettre recommandée avec accusé de réception. Il faudra alors fournir des justificatifs quant à l’existence et la valeur des biens (factures, photographies, certificats d’authenticité...) et s’assurer de la validité de ces preuves, la photo d’un bijou n’ayant pas de valeur pour son estimation par exemple. Une précaution supplémentaire consiste à garder ces preuves sous une forme dématérialisée, tel qu’un e-mail par exemple. A la signature du contrat, certaines précisions sont demandées à l’instar des moyens de protection mis en place ou de la durée d’inoccupation des lieux. Selon certains contrats, la garantie est suspendue en cas d’absence prolongée au-delà de 45 ou 90 jours. Avant le passage de l'expert, il faudra faire constater les détériorations commises (portes fracturées, traces d'escalade...), faire établir des devis de remise en état des locaux et vérifier auprès de l’assurance si elle autorise de commencer des travaux de remise en état.
Les conditions d’indemnisations en cas de cambriolage
Une lecture attentive des conditions du contrat est indispensable pour s’éviter de mauvaises surprises. Sachez que des risques peuvent être exclus. Les plafonds de garanties sont fréquents et des franchises peuvent être appliquées. L’assureur peut également exiger l’installation de moyens de protection comme des systèmes d’alarme. Il peut aussi imposer d'équiper les portes d'entrée de deux verrous ou de protéger les fenêtres facilement accessibles par des volets résistants ou des barreaux. Plusieurs types de vols sont ainsi couverts. Il s’agit de vols commis par effraction ou escalade des locaux, avec menaces ou violences sur la personne, d’introduction clandestine (le cambrioleur pénètre dans une habitation malgré la présence de l’occupant), par usage de fausses clés, crochetage par outil spécial, ou ouverture de porte avec une clé volée ou perdue. En général, l’assurance vol ne couvre pas les biens volés dans des dépendances non attenantes à l’habitation, comme dans une cour, un jardin ou dans les parties communes d’un immeuble. Les biens garantis sont le mobilier, les appareils électriques et ménagers, les objets de valeur (Bijoux, tableaux…) et les objets dits « sensibles » (hi-fi, télévision, informatique…). La plupart des contrats garantissent également les objets loués, mais avec une garantie parfois limitée. Jamais le montant des indemnisations ne dépasse la valeur des biens dérobés au moment du cambriolage, ni le montant pour lequel ils ont été assurés. Pour le calcul de l’indemnisation, on prend en compte la valeur à neuf ou la valeur de remplacement qui applique un coefficient de vétusté.
Trucs et astuces
243 500 cambriolages de logement ont eu lieu en 2016. Ce sont les villes de plus de 200 000 habitants qui comptabilisent le taux de cambriolages le plus élevé avec 10,2 pour mille logements visités alors que ce taux diminue de moitié dans le reste du pays. Toutefois, certains départements ruraux connaissent une véritable explosion du nombre de cambriolages. Par ailleurs, les cambrioleurs utilisent de plus en plus les réseaux sociaux pour déterminer si les personnes sont parties en vacances, avant d'agir.