Caisse des Dépôts: bénéfice stable en 2025 et augmentation de la contribution à l'Etat information fournie par Boursorama avec AFP 26/03/2026 à 11:38
La Caisse des dépôts (CDC), bras financier de l'État français, annonce mercredi avoir dégagé en 2025 un bénéfice net de 5 milliards d'euros, en stabilité quasi-parfaite sur un an, tout en augmentant massivement sa contribution au budget de l'État.
La CDC a apporté 3,3 milliards d'euros au budget de l'État en 2025, une contribution en croissance de 55%: "un gros chèque à l'État" qui permet de participer "très fortement à l'effort de réduction des finances publiques", a souligné Olivier Sichel, directeur général du groupe, lors d'un point de presse.
Les fonds propres de la Caisse ont augmenté de 10% sur un an et attint les 76 milliards d'euros. Une dynamique essentielle selon M. Sichel : "ce sont les fonds propres qui nous permettent d'agir et de mobiliser plus d'argent pour les territoires et pour les entreprises".
La section générale, qui rassemble notamment les participations stratégiques de l'État, a dégagé 2,6 milliards d'euros de bénéfice net, en recul de 445 millions d'euros. Ce dernier s'explique notamment par le résultat en forte baisse de la banque publique d'investissement BpiFrance, précise Olivier Sichel, "du fait des difficultés dans l'industrie automobile et dans le semi-conducteur".
Le bénéfice net du fonds d'épargne s'établit à 2,4 milliards d'euros, en augmentation. Concernant l'épargne réglementée, malgré une collecte proche de zéro, l'encours total s'élève à 453 milliards d'euros (+12 milliards).
La CDC centralise et gère près de 60% des fonds des livrets d'épargne des Français, qui ont retiré 740 millions d'euros de plus qu'ils n'en ont déposé sur leur Livret A en février.
Cette "décollecte actuelle apparaît comme une phénomène de normalisation" après des années de "forte collecte", rappelle M. Sichel.
Le fonds d'épargne financera à hauteur de 60% la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires, dont le coût est estimé à 72,8 milliards d'euros. Cela ne remettra "en aucun cas" en question le financement du logement social ou de la transition écologique, assure le directeur général.
Les actifs sous gestion restent stables à 320 milliards d'euros. Olivier Mareuse, directeur des gestions d'actifs, détaille leur répartition : "les deux tiers de nos portefeuilles d'actifs financiers sont investis en France (...) et le reste essentiellement en Europe. Une petite diversification hors d'Europe (...) représente moins de 5%".