"C'est une bonne nouvelle" : la croissance française repart au 2e trimestre, Roland Lescure salue un signe que "l'économie résiste" information fournie par Boursorama avec Media Services 30/07/2026 à 09:52
Selon l'Insee, la croissance du PIB est revenue dans le vert après le choc du début d'année, dans le sillage d'une consommation des ménages en meilleure forme.
Tirée notamment par les exportations et la consommation des ménages qui rebondit légèrement, la croissance économique de la France a atteint 0,2% au deuxième trimestre, , a indiqué jeudi 30 juillet l'Insee en publiant sa première estimation pour la période.
Interrogé sur ce regain de forme après le repli du premier trimestre et du conflit au Moyen-Orient, le ministre de l'Economie s'est réjoui d'une "bonne nouvelle". "Ca prouve que face à des vents contraires -on n'en manque pas ces temps-ci-, l'économie française a résisté", a t-il estimé à l'antenne de France Inter .
Le ministre a notamment évoqué le rebond de la consommation des ménages, insistant sur les mesures du gouvernement dans le secteur auto. "Quand vous regardez la composition de la croissance, la consommation des ménages, notamment d'automobiles, a rebondi. On a moins consommé d'essence, mais acheté plus de véhicules, notamment électriques" , a t-il fait valoir, louant au passage les actions de l'exécutif en matière d'électrification. "Ca fait des mois, des années qu'on aide les véhicules électriques en France, produits en France, en Europe. Aujourd'hui, on vend plus de véhicules électriques que jamais" , a t-il ajouté.
Le ministre a par ailleurs jugé que cette trajectoire valide a priori la prévision de croissance à +0,7% sur l'ensemble de l'année. "Ca nous conforte dans cette prévision. Elle est parfaitement cohérente", a t-il jugé.
Quelle croissance dans le détail?
Cette hausse du produit intérieur brut (PIB) entre avril et juin, dans un contexte international très incertain, est inférieure à la prévision que faisait l'Institut national de la statistique français (Insee). Il anticipait jusque-là une croissance de 0,3% après un recul de 0,1% au premier trimestre. Cette croissance de 0,2% est en revanche en ligne avec les prévisions de la Banque de France. La demande intérieure finale (hors stocks) est repartie à la hausse. Elle a contribué à l'évolution du PIB pour +0,1 point après -0,2 point au premier trimestre 2026.
Pilier traditionnel de la croissance, la consommation des ménages a augmenté légèrement, de 0,2%, après un recul de 0,3% sur les trois premiers mois de l'année, tirée par la consommation en biens fabriqués et en services. Les ménages ont en revanche consommé moins de produits alimentaires, et nettement moins de produits pétroliers raffinés et d'énergie. La consommation des administrations publiques a aussi augmenté (+0,4% après +0,3%).
La production totale (biens et services) s'est redressée sur le trimestre, en hausse de 0,3% après avoir été stable au trimestre précédent. La production dans l'industrie manufacturière a ralenti nettement (+0,1% après +0,5%), mais celle de services marchands (hors construction) a accéléré (+0,6% après +0,1%).
Le commerce extérieur a contribué positivement à la croissance (+0,6 point, après -0,8 point au premier trimestre). Les exportations ont rebondi nettement, de 2,6% après un recul de 3,1% sur les trois premiers mois de l'année. En revanche, la contribution des variations de stocks à l'évolution du PIB a été négative (-0,6 point après +0,9 point au premier trimestre). Les stocks représentent les biens produits mais pas encore vendus à la fin d'une période donnée.