Brésil: l'inflation ralentit en février, grâce aux carburants information fournie par Boursorama avec AFP 12/03/2026 à 17:34
L'inflation au Brésil a ralenti à 3,8% en glissement annuel en février, selon les chiffres officiels publiés jeudi, à la faveur d'une baisse du prix des carburants déjà menacée par la guerre au Moyen-Orient.
L'inflation est un sujet sensible pour le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, qui a annoncé son intention de briguer la réélection en octobre.
La Banque centrale a maintenu depuis juin 2025 son taux directeur à 15%, un des plus élevés au monde, pour tenter de contrôler la hausse des prix.
En février, l'indice des prix à la consommation (IPCA) sur 12 mois est passé sous les 4% pour la première fois depuis mai 2024.
L'inflation se maintient ainsi à l'intérieur de la fourchette visée par les autorités, entre 1,5% et 4,5%. En janvier, une nette accélération l'avait fait s'approcher de cette limite, à 4,44%.
Pour le mois de février, "il convient de souligner la baisse du prix des carburants (0,47%), notamment de l'essence (-0,61 %) et du gaz pour véhicules (-3,10%)", a indiqué l'institut de statistiques IBGE dans un communiqué.
Ces données ne reflètent pas l'augmentation du cours du pétrole au niveau mondial due au conflit au Moyen-Orient, déclenché le 28 février par des attaques américano-israéliennes contre l'Iran.
Cette guerre provoque des perturbations majeures dans l'approvisionnement mondial en pétrole en raison du blocage du détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique pour les hydrocarbures.
La hausse des prix sur un mois au Brésil a atteint 0,7% en février, contre 0,33% en janvier.
Les coûts liés à l'éducation (+5,21%) et au transport (+0,74%) sont ceux qui ont le plus augmenté.
Les experts et institutions financières consultées pour la dernière enquête hebdomadaire Focus de la Banque centrale, publiée lundi, tablent sur une inflation à 3,91% en 2026.
Le comité de politique monétaire de l'institution a indiqué fin janvier une possible réduction de ce taux lors de sa prochaine réunion le 18 mars, tout en restant vigilant face à l'"incertitude du contexte extérieur".