Brandt: la région Centre et la métropole d'Orléans soutiennent une offre de reprise des actifs information fournie par Boursorama avec AFP 19/02/2026 à 14:08
La région Centre-Val de Loire et la métropole d'Orléans ont annoncé jeudi soutenir une offre de reprise des actifs de Brandt, associée au groupe Gladius, avec l'espoir de relancer une activité, après la mise en liquidation de l'ex-fleuron de l'électroménager.
"Nous sommes mobilisés pour l'emploi industriel, pour que les sites aient un avenir", ont défendu les deux collectivités devant le tribunal des activités économiques de Nanterre, qui rendra sa décision le 13 mars.
Depuis la mise en liquidation, le 11 décembre, 36 offres ont été déposées pour la reprise des marques, usines et autres actifs de l'ancien groupe centenaire (Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich).
Mais la plupart, comme celles déposées par Fnac-Darty ou Noz, s'intéressent principalement aux stocks et pièces détachées de l'ancien groupe d'électroménager.
La région Centre-Val de Loire et la métropole d'Orléans ont décidé de présenter une offre avec l'entreprise néo-calédonienne Gladius, présente dans l'électroménager depuis 2024 avec l'acquisition de la société bordelaise CFEE, notamment détentrice de la marque Westpoint.
Cette proposition vise à reprendre l'ensemble des actifs et des marques de Brandt, pour d'abord assurer une reprise du service après-vente "sans délai".
Dans un deuxième temps, "d'ici deux ans à trois ans", l'objectif est de parvenir à relancer l'activité du principal site industriel situé près d'Orléans, qui produisait fours et plaques de cuisson et employait quelque 350 personnes, sans toutefois s'engager sur un nombre de créations d'emplois.
Une production premium y est envisagée, destinée prioritairement au Moyen-Orient, a précisé dans un communiqué Gladius, qui revendique un chiffre d'affaires de 171 millions d'euros fin 2024 et 219 collaborateurs.
Les deux collectivités se sont refusées à donner le détail de leur soutien financier.
Au total, l'offre présentée tourne autour de 40 millions d'euros, selon des sources concordantes à l'AFP.
Un ordre de grandeur similaire à celle soutenue par Stéphan Français via Metavisio-Thomson Consulting, qui propose de reprendre l'usine d'Orléans, en élargissant l'activité historique de Brandt à celle de produits électroniques.
Cette dernière, qualifiée de "fragile" par une source proche du dossier, vise la constitution d'un noyau de 150 salariés dès 2026.
Le cabinet du ministère délégué à l'Industrie Sébastien Martin a redit suivre la situation de près, mais n'a pas souhaité faire de commentaire "à ce stade de la procédure".
Les liquidateurs doivent tenter de recouvrer un maximum des créances de l'ancien groupe Brandt, estimées à quelque 200 millions d'euros par La Tribune.