Blé, huiles végétales, viandes : hausse des prix alimentaires en février, pour la première fois depuis cinq mois information fournie par Boursorama avec Media Services 06/03/2026 à 15:21
L'indice FAO - l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture - des prix alimentaires a gagné 0,9% sur un mois, mais reste 1% sous son niveau d'il y a un an.
C'est une première depuis cinq mois. En février, le prix global des denrées alimentaires dans le monde a augmenté, tiré par le blé, les huiles végétales et les viandes, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Les prix du sucre et du fromage sont restés en revanche orientés à la baisse.
L'indice FAO des prix alimentaires, qui suit l'évolution des prix internationaux d'un ensemble de denrées, a gagné 0,9% sur un mois, mais reste 1% sous son niveau d'il y a un an. L'indice des céréales a crû de 1,1% sur un an, en raison d'épisodes de gel en Europe et aux Etats-Unis, mais aussi de perturbations logistiques du côté de la Russie et la mer Noire. Le prix du blé restant bas, les semences pour 2026 devraient être réduites par rapport à de précédentes projections, dans l'UE, aux Etats-Unis comme en Russie, estime par ailleurs la FAO.
Les prix de la viande ovine ont atteint un niveau jamais vu
Selon ses nouvelles prévisions, le niveau de blé produit cette année devrait cependant rester au-delà de la moyenne des cinq dernières années, avec de bonnes perspectives aussi en Inde et en Chine. Du côté des huiles, l'indice mensuel des prix a gagné 3,3% en février, atteignant son plus haut niveau depuis juin 2022. Qu'il s'agisse d'huile de palme, soutenue par une forte demande à l'importation et une moindre production saisonnière, ou d'huile de soja, tirée par la perspective de mesures américaines favorables aux biocarburants. En revanche les prix de l'huile de tournesol se sont légèrement détendus du fait d'une offre à l'export accrue venue d'Argentine.
Les prix de la viande sont soutenus par la viande bovine, mais aussi ovine qui a atteint un niveau jamais vu. A l'inverse, l'indice des produits laitiers a baissé de 1,2% sous l'effet d'un repli du fromage, et celui du sucre recule de 4,1% (et de 27,3% sur un an) en raison d'un important niveau de production attendu.