Biogaran : Trouvé (LFI) annonce qu'elle ira chercher à Bercy les conditions du passage sous contrôle britannique information fournie par Boursorama avec AFP 03/02/2026 à 17:50
La députée LFI Aurélie Trouvé a annoncé mardi qu'elle irait à Bercy et à Bpifrance chercher les détails du rachat de Biogaran par le fonds d'investissement britannique BC Partners, estimant n'avoir pas eu de satisfaction de la part du gouvernement sur les garanties imposées.
Le fonds d'investissement britannique a mis la main la semaine dernière sur le leader français du médicament générique, aux côtés de la banque publique Bpifrance, qui assure la présence de l'Etat au capital.
Le gouvernement et le ministre de l'Économie Roland Lescure, ont affirmé avoir été "très exigeants sur les conditions de cette opération avec des engagements fermes et durables imposés à l'acquéreur, notamment sur la sécurisation des stocks stratégiques".
Mais la députée de Seine-Saint-Denis, rapporteure d'une commission d'enquête lancée par son groupe sur "la prédation des capacités productives françaises par les fonds spéculatifs", a de nouveau interrogé le ministre mardi lors des Questions au gouvernement.
"Comment ce fonds compte-t-il gagner de l'argent sur le dos de Biogaran ? Quel est le montage financier ? (...) Que valent vos conditions ? (...) Pour combien de temps ? Quelles sont les sanctions prévues ?", a-t-elle notamment égrainé dans l'hémicycle.
L'accusant de "jouer avec les peurs", le ministre lui a répondu que la vente assurait "la pérennité des sites industriels en France et des commandes", le "maintien de l'emploi en France", "et évidemment de l'approvisionnement de génériques des Françaises et des Français".
Estimant n'avoir reçu "aucune réponse claire", la députée a annoncé devant la presse qu'elle irait "contrôler tous les documents nécessaires au ministère de l'Economie, mais aussi à la Banque publique d'investissement", en tant que rapporteure de la commission d'enquête.
"J'irai vérifier s'il y a des sanctions qui sont prévues, (leurs) conditions", et "s'il y a une quelconque garantie qui nous permette de penser que la production de ces médicaments génériques va rester sur le sol français", a-t-elle poursuivi.
Elle a précisé qu'elle espérait effectuer ce contrôle "dans la semaine".