BCE: Une réponse mesurée reste appropriée pour juguler l'inflation, dit Lagarde information fournie par Reuters 28/09/2026 à 18:15
Une réponse mesurée reste appropriée pour contenir la hausse des prix, a déclaré lundi la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, l'inflation enregistrée cette année n'ayant pas encore entraîné d'effets de second tour dans la zone euro.
L'inflation en zone euro a déjà dépassé les 3% et pourrait avoisiner les 4% d’ici la fin de l’année, soit le double de l’objectif fixé par Francfort, ce qui alimente les paris des marchés selon lesquels jusqu’à quatre hausses de taux supplémentaires seront nécessaires l’année prochaine, en plus des deux déjà décidées en juin et début septembre.
Christine Lagarde a fait valoir que la flambée des prix du pétrole et du gaz, liée au conflit entre les États-Unis et l’Iran, était le principal facteur à l’origine de la hausse des prix.
"Nous anticipons une hausse de l’inflation, mais ne voyons pour l’instant aucun signe indiquant qu’elle s’installe durablement", a-t-elle déclaré lors d'une audition devant une commission du Parlement européen à Bruxelles. "À ce stade, nous ne disposons d’aucun élément indiquant que les prix de l’énergie se répercutent sur les salaires."
"Cela signifie que, même si le choc est trop important pour être ignoré, nous estimons qu’une réponse mesurée est appropriée pour contenir l’inflation", a-t-elle ajouté.
Christine Lagarde a toutefois reconnu que les risques penchaient en faveur d’une inflation plus élevée et que les perspectives étaient entachées d’une forte incertitude.
Bien que la notion de "réponse mesurée" reste floue, les économistes estiment que les deux premières hausses de taux, espacées de trois mois, constituent un bon indicateur.
Par conséquent, de nombreux économistes s’attendent à ce que la BCE s’abstienne d’agir lors de sa réunion du 29 octobre et ne procède à une hausse qu’en décembre, lors de la publication des nouvelles projections.
Selon les données LSEG, les marchés anticipent à 57% la probabilité d'un maintien des taux par la BCE fin octobre.
Christine Lagarde a souligné avec optimisme que le secteur manufacturier affichait de solides performances, que le marché du travail restait robuste et que l’investissement devrait également soutenir la croissance.
(Rédigé par Balazs Koranyi ; version française Coralie Lamarque)