BCE : LFI et RN accusent Emmanuel Macron d'avoir organisé le départ anticipé de Chrisitine Lagarde pour lui permettre de participer au choix d'un successeur information fournie par Boursorama avec Media Services 30/10/2026 à 08:51
"Il faut arrêter de voir le complot partout", a réagi l'entourage du président français.
Jean-Luc Mélenchon comme Jean-Philippe Tanguy se sont insurgés contre le départ anticipé de Christine Lagarde de la tête de la Banque centrale européenne (BCE), estimant qu'Emmanuel Macron en était l'instigateur, s'assurant ainsi la possibilité d'avoir son mot à dire sur la nomination du successeur.
"Après le départ du gouverneur de la Banque de France avant terme pour permettre à Macron de nommer son assistant, voici le départ annoncé de Christine Lagarde" pour "permettre à Macron de négocier avec le chancelier la prochaine nomination", a affirmé sur X le candidat insoumis à la présidentielle, tandis que le député RN voit là une "dérive illibérale" de "Macron et du Système" .
Pour Jean-Philippe Tanguy, le président de la République serait en train de "verrouiller" la BCE, "après avoir placé Emmanuel Moulin à la Banque de France et Amélie de Montchalin à la Cour des Comptes". "Reste-t-il encore des forces démocratiques en dehors du RN et de l'UDR (le parti d'Eric Ciotti, ndlr) pour s'opposer à ces forfaitures ?", s'est interrogé le lieutenant de Marine Le Pen.
"Leur but est-il de nous convaincre que l'Europe est devenue aussi irrespectueuse des votes du peuple français que le croit Macron ?", formule quant à lui Jean-Luc Mélenchon.
"C'est un choix personel"
Christine Lagarde a déclaré jeudi quitter prématurément la tête de la Banque centrale européenne pour "avoir la liberté de parole, la liberté d'expression et la liberté de m'engager sur des sujets qui ne relèvent pas de la politique monétaire", à quelques mois de l'élection présidentielle en France.
En quittant son poste dès février prochain, Christine Lagarde ouvre la possibilité au président français sortant Emmanuel Macron de participer à la désignation de son successeur avant l'élection française des 18 avril et 2 mai , tandis que les sondages donnent actuellement Marine Le Pen parmi les favorites pour le scrutin.
"C'est un choix personnel" de la part de Christine Lagarde, a assuré jeudi soir un proche du chef de l'État à l' AFP . "Il faut arrêter de voir le complot partout, c'est très inquiétant pour des gens qui aspirent à de hautes fonctions", a-t-il déploré.
Depuis plusieurs mois, les critiques du RN et de LFI reviennent régulièrement à l'encontre d'Emmanuel Macron, à qui ils reprochent de nommer des proches ou d'anciens collaborateurs à la tête d'institution avant son départ de l'Élysée, façon selon ses adversaires de "verrouiller" une partie du pouvoir.