Bardella (RN) plaide encore pour que "les murs puissent tomber" avec la droite information fournie par AFP 20/03/2026 à 10:23
Le président du Rassemblement national Jordan Bardella, qui avait tendu la main en vain à LR pour des alliances entre les deux tours des municipales, a insisté vendredi dans la perspective de la présidentielle de 2027 sur sa volonté que "tous les murs puissent tomber" entre droite et extrême droite.
"Je souhaite aujourd'hui que tous les murs puissent tomber et que tous les patriotes puissent se rassembler", a déclaré l'eurodéputé d'extrême droite sur Europe 1-Cnews.
Il a regretté encore une fois la "déconnexion" de la direction de LR qui exclut les candidats ayant noué des accords avec le parti lepéniste entre les deux tours.
Cela a pu être le cas notamment à Reims, Brie-comte-Robert ou Draguignan.
"Il y a une déconnexion aujourd'hui terrible entre la direction des Républicains et ce qu'attendent des électeurs, des sympathisants, des élus, des militants", a assuré Jordan Bardella, rappelant le précédent d'Éric Ciotti, chef des Républicains qui s'est allié au RN lors des législatives anticipées de 2024.
"Quand je vois la dynamique qui porte Éric Ciotti à Nice, je me dis qu'il a eu raison de faire ce choix", a-t-il argumenté à propos du député UDR, en bonne position au second tour.
"Je continuerai à tendre la main et par l'intermédiaire notamment du parti UDR d'Eric Ciotti, nous souhaitons faciliter aujourd'hui ces ponts et ces passerelles avec l'électorat qui, pendant très longtemps, a eu le cœur à droite".
Mercredi soir en meeting commun à Chalons-en-Champagne, la présidente des députés RN, Marine Le Pen avait maintenu que son parti n'était "ni de gauche ni de droite".
"Si être populiste, c'est être au service des Français (et) se sentir lié à nos électeurs par un contrat moral (...) alors je suis fière, nous sommes tous très fiers d'être populistes", avait-elle ajouté.
Interrogé sur franceinfo, l'ancien Premier ministre LR Michel Barnier s'est redit "opposé à toute forme de complaisance, d'union des droites. Tout cela, ça n'existe pas, en tout cas pour moi, et ça ne doit pas exister".