Barbut estime à plus de 10 milliards d'euros le coût de l'été caniculaire
information fournie par Reuters 12/08/2026 à 16:09

La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut

La ministre de la ‌Transition écologique, Monique Barbut, a évoqué mercredi un coût de cet été caniculaire ​compris entre 10 et 15 milliards d'euros pour l'économie française et à 40.000 le nombre de personnes victimes de coupures d'eau.

Lors d'un point de presse, elle ​a appelé à "changer d'échelle" en matière d'adaptation au réchauffement de la planète.

"Les conséquences économiques du changement ​climatique sont désormais considérables", a-t-elle dit.

"La sécheresse ⁠de 2022 avait déjà représenté 5,6 milliards d'euros de coûts directs et ‌indirects et cela ne prenait pas en compte les coûts socio-économiques liés à la baisse de productivité, du tourisme et les ​coûts en santé", a-t-elle ‌expliqué.

"La facture en 2026 est difficile à estimer à ⁠date, car l’épisode n’est pas terminé, mais sans nul doute sera bien supérieure à 2022 car la canicule a été plus longue et plus intense, l'étendue ⁠des feux de ‌forêt et la baisse de la production agricole bien plus importantes".

"L'Insee ⁠estime, même si ce chiffre est à prendre avec beaucoup de précaution, ‌de l'ordre de 10 et 15 milliards d'euros les coûts ⁠directs et indirects de la canicule de cet été", a ⁠ajouté la ministre.

"Nous devons ‌changer d'échelle", a dit Monique Barbut, promettant pour "le début de l'automne" des ​propositions pour faire évoluer les politiques publiques ‌afin de mieux s'adapter au changement climatique.

Un retour d'expérience de cet épisode caniculaire sera réalisé fin ​octobre.

La France connaît cette semaine un nouvel épisode caniculaire, avec des températures largement supérieures à 30°C.

Selon Monique Barbut, 50 départements connaissent des difficultés ⁠d'approvisionnement en eau potable.

"Pour plus de 40.000 personnes, la sécheresse se traduit déjà par des coupures d'eau au robinet", a-t-elle fait savoir.

"La semaine dernière, l'approvisionnement de plus de 550.000 habitants était considéré comme étant en tension, et l'approvisionnement de plus de trois millions d'habitants placé en vigilance", a-t-elle détaillé.

(Reportage Elizabeth Pineau, édité ​par Benoit Van Overstraeten)