Avant le sommet Trump-XI, la Chine avertit sur les ventes d'armes US à Taïwan information fournie par Reuters 13/05/2026 à 06:23
La Chine a réitéré mercredi sa ferme opposition aux ventes américaines d'armes à Taïwan, exhortant Washington à respecter ses engagements, en amont de l'arrivée du président américain Donald Trump à Pékin pour un sommet avec son homologue chinois Xi Jinping.
La question de Taïwan, que la Chine considère comme une province renégate, est aux yeux de Pékin l'un des principaux points de contentieux dans les relations sino-américaines.
Il est vraisemblable que les ventes d'armes à Taïwan figurent parmi les thèmes abordés lors du sommet de deux jours entre Donald Trump et Xi Jinping, alors que l'administration américaine a annoncé en décembre dernier une vente d'armes sans précédent de 11 milliards de dollars à l'île démocratique.
Aux termes de la loi américaine, Washington est contraint de fournir à Taipei les moyens de se défendre, en dépit de l'absence de relations diplomatiques formelles.
Une porte-parole du Bureau chinois des affaires taïwanaises a déclaré que Taïwan était une question interne et une préoccupation pour la population chinoise.
"Nous nous opposons fermement à ce que les Etats-Unis tissent de quelconques liens militaires avec la région chinoise de Taïwan, et nous nous opposons fermement à la vente par les Etats-Unis d'armes à la région chinoise de Taïwan", a dit Zhang Han. "Cette position est cohérente et sans équivoque".
Elle a appelé les Etats-Unis à respecter les engagements pris par des administrations américaines successives, les qualifiant d'"obligations internationales".
Washington n'a officiellement pas de parti pris concernant la souveraineté de Taïwan. Il reconnaît toutefois de longue date, sans l'accepter, la position de Pékin selon laquelle l'île appartient à la Chine.
Zhang Han a déclaré mercredi que Taïwan est une partie de la Chine qui n'a jamais été et ne sera jamais un pays distinct.
"Notre détermination à nous opposer à l'indépendance de Taïwan est aussi solide qu'un rocher (...)", a-t-elle dit, alors que Pékin répète de longue date ne pas exclure de recourir à la force pour ramener l'île dans son giron.
(Joe Cash à Pékin, Ben Blanchard et Yimou Lee à Taipei; version française Jean Terzian)