Avant de s’éteindre, Boavista c’était ça information fournie par So Foot 22/07/2026 à 11:57
Il y a un quart de siècle, le Boavista FC réalisait un exploit parmi les plus retentissants de l’histoire du football lusitanien, en mettant fin à l’entre-soi des « trois grands » qui monopolisaient le titre de champion du Portugal depuis 1947. Aujourd’hui propriété de Gérard Lopez, le club va cesser ses activités. Retour sur une épopée en maillot à damier rassemblant un ancien éboueur français, un ex-chanteur de pop portugaise, le Platini bolivien et un futur pasteur évangélique brésilien.
Encore une maxime du football qui a pris la poussière. « Un derby, ça ne se joue pas, ça se gagne » , paraît-il. Faux. Si marquer sa suprématie régionale permet parfois de sauver une saison mal embarquée, on peut tout aussi bien bazarder une rencontre contre le club voisin, encaisser un cinglant 4-0, ne manifester aucun engagement pendant 90 minutes, et rendre ses supporters très heureux malgré tout. Le 27 mai 2001, sous un soleil de plomb, le FC Porto, emmené par Deco, auteur ce jour-là d’un triplé, passe une rouste à l’autre club de la ville, le Boavista Futebol Clube, pour le compte de la 34 e et dernière journée de Primeira Liga. Face à des visiteurs semblant n’attendre rien de plus que le coup de sifflet final dès la première minute de jeu – certains s’offrant même le luxe de se pointer sur la pelouse avec les cheveux peroxydés à la bombe –, les Dragões ont eu les occasions pour inscrire six, huit ou même dix buts. Cela n’aurait de toute façon rien changé. Nouvelle preuve que ce n’est pas la longueur du voyage qui fait l’expérience touristique : ce dimanche de printemps, les joueurs aux maillots à damier ont effectué le plus court déplacement de leur saison en tongs et chemisettes. Et pour cause : ils étaient déjà champions depuis neuf jours.
Je peux juste affirmer une chose : la ville de Porto a plus de charme vêtue de noir et de blanc que de bleu.…
Tous propos recueillis par LR, sauf Fceux de Capello.
Article paru en avril 2021 dans le magazine So Foot.
Par Léo Ruiz pour SOFOOT.com
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