"Autour de 70 millions d'euros": le gouvernement annonce une prise en charge du chômage partiel lié à la crise au Moyen-orient
information fournie par Boursorama avec Media Services 30/03/2026 à 15:03

Selon le ministre du Travail, la mesure peut viser "toutes les entreprises qui font face à une baisse d'activité brutale qui serait liée directement" aux répercussions de la guerre.

Jean-Pierre Farandou, à Paris, le 11 février 2026 ( AFP / BERTRAND GUAY )

Afin de répondre aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a annoncé lundi la prise en charge par l'État des mesures de chômage partiel, pour un montant d'environ 70 millions d'euros.

Des mesures d'activité partielle longue durée (APLD), permettant aux entreprises de réduire l'activité de leurs salariés tout en les maintenant en emploi, avaient été prises durant la crise du Covid-19 à partir de 2020 puis au début de la guerre en Ukraine en 2022, mais de nouveaux dispositifs de ce type ne pouvaient plus être mis en place depuis début 2023.

A l'antenne de franceinfo , le ministre s'est déclaré prêt "à mettre en place des mesures de chômage partiel pour soulager les entreprises qui ont une baisse d'activité, il y en a assez peu d'ailleurs, c'est-à-dire que pour le moment, l'activité ne tient pas trop mal".

"Le chômage partiel peut concerner toutes les entreprises qui font face à une baisse d'activité brutale qui serait liée directement à la crise" et "dont on est à peu près sûr qu'une fois la crise passée, l'entreprise va redémarrer", a expliqué Jean-Pierre Farandou. "Toutes les entreprises sont éligibles" mais "on regardera avec encore plus d'attention les entreprises qui souffrent à cause de ce qui se passe en Iran", a indiqué le ministre.

Le gouvernement avait annoncé vendredi un plan d'aide de près de 70 millions d'euros également, ciblé et limité au mois d'avril, pour les secteurs les plus touchés par la flambée des prix des carburants: la pêche, l'agriculture ou les transports.

La question des frais de déplacement des infirmières libérales en suspens

"L'effort que fait l'État en matière de chômage partiel, qui est d'ailleurs payé par le ministère du Travail, se rajoute à l'effort qui est fait pour réduire la facture carburant dans certains secteurs qui sont particulièrement consommateurs de carburant", a précisé Jean-Pierre Farandou.

Cette nouvelle ligne budgétaire "autour de 70 millions d'euros, on va l'engager et on verra ce que ça donne en avançant au fur et à mesure dans l'année". Mais "quoiqu'il arrive, on va essayer de tenir la réduction du déficit", a-t-il assuré, ajoutant qu'"il n'y a pas d'argent magique" et que "le gouvernement n'est pas assis sur une cagnotte". Concernant la revalorisation des frais de déplacement des infirmières libérales, "on regardera ce qu'il est possible de faire", a-t-il encore indiqué.