Automobile : mort de Hiroshi Okuda, ex-dirigeant de Toyota et pionnier de la Prius information fournie par Boursorama avec AFP 12/08/2026 à 08:40
Hiroshi Okuda, l'ancien président de Toyota crédité d'avoir soutenu la Prius, un modèle hybride pionnier, et d'avoir fait du constructeur automobile japonais un géant mondial du secteur, est décédé à l'âge de 93 ans, a indiqué le groupe mercredi.
Toyota a déclaré à l'AFP le décès de M. Okuda, confirmant des informations de la presse locale, mais n'a fourni aucun détail ni commentaire supplémentaire.
M. Okuda a pris en 1995 les rênes de l'entreprise, alors en difficulté, devenant la première personne extérieure à la famille fondatrice à la diriger depuis des décennies.
Comme président, il soutient les projets innovants du RAV4 (un SUV compact, concept alors inédit) et de la Prius, première voiture hybride (motorisation à la fois thermique et électrique) produite en série dans le monde, à une époque où la viabilité de l'électrique comme marché de masse relevait encore du fantasme.
Le segment de l'automobile hybride, toujours dominé aujourd'hui par les constructeurs japonais, a retrouvé une nouvelle popularité ces dernières années auprès de clients rebutés par les prix élevés des véhicules 100% électriques et par les coûts importants du carburant.
Hiroshi Okuda, président du conseil d'administration de Toyota jusqu'en 2006, a également supervisé l'ouverture d'usines à l'étranger, pavant la voie qui devait conduire le groupe nippon à dépasser l'américain General Motors comme premier constructeur mondial en termes de véhicules vendus.
Le franc-parler de M. Okuda, ceinture noire de karaté, l'a aussi conduit à prendre en 2002 la tête du plus grand lobby patronal japonais, le Keidanren, et il a été pendant des années un proche conseiller du gouvernement.
Plus jeune, Hiroshi Okuda avait par ailleurs traversé une jungle pour rencontrer des guérilleros de gauche aux Philippines lorsqu'il dirigeait les opérations locales de Toyota au début des années 1970, rapporte Bloomberg News.
"Chacun est différent. Mais ce que je peux dire de Toyota, c'est qu’avant que je ne devienne président, l'entreprise était considérée comme très conservatrice, donc j'ai essayé de nous rendre plus agressifs", déclarait-il au quotidien américain New York Times en 1998.