Au revoir là-haut information fournie par So Foot 19/07/2026 à 03:10
L'équipe de France et Didier Deschamps, c'est désormais de l'histoire ancienne. Battus par l'Angleterre dans la petite finale dans un scénario imbitable, ils n'ont rien trouvé de mieux pour clôturer le bal qu'un match qui n'a ressemblé à tout sauf à un match de Didier Deschamps.
Il est 19 heures à Miami. C’est à cet instant précis que Didier Deschamps peut rendre le tablier et fendre l’armure. Ce camion bleu, ça fait quatorze ans qu’il le conduit, par monts et par vaux. Alors au moment de rentrer au dépôt, ce sont d’abord des mains et des torses qu’il croise. Son fidèle adjoint Guy Stéphan, le confrère du soir Thomas Tuchel, son capitaine Kylian Mbappé, les adversaires Bellingham, Kane ou James, les remplaçants comme Marcus Thuram : tous ont à son égard un mot, une étreinte, un sourire, un compliment. Parce qu’il inspire le respect, forcément, mais aussi parce que chacun sait ce que représente ce moment pour lui : la fin d’une ère. Pourtant, au-delà de ça, ce 19 juillet gardera forcément un goût assez particulier pour le Double D. Lui « le gagnant », a perdu. Lui qui vit pour jouer des finales, n’est pas fait pour ces petites finales.
Miami dévisse
S’il en est là, avec ses gars, c’est d’abord parce qu’il y a eu une défaillance auparavant, en l’occurrence le non match livré contre l’Espagne quatre jours plus tôt, rendant caduc le projet de finir tout en haut. Alors en plus, si c’est pour se fader un début de rencontre comme celui proposé par son équipe hybride et se retrouver mené 0-4 par l’Angleterre à la mi-temps, c’en est trop. Chaque pion est une raison de plus de s’enfoncer dans son fauteuil et creuser quelques traits supplémentaire sur ce visage. Deschamps avait annoncé dès janvier son départ de son poste de sélectionneur, mais même ainsi, il n’a pas eu le temps d’imaginer une telle fin.…
Par Mathieu Rollinger pour SOFOOT.com
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