Attal continue de développer la thématique travail en vue de 2027
information fournie par AFP 30/04/2026 à 21:28

Le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, à Paris le 22 février 2026 ( AFP / Charlotte SIEMON )

Gabriel Attal veut faire du "droit au travail" et de la "liberté de travailler" un "enjeu majeur de l'élection présidentielle", en proposant notamment de "supprimer le plafond de 220 heures supplémentaires annuelles autorisées" et la "démassification de l'enseigement supérieur".

"Je me bats pour le droit au travail et la liberté de travailler. C’est ma philosophie et je veux en faire un enjeu majeur de l’élection présidentielle", explique l'ancien Premier ministre dans un entretien publié jeudi par Le Figaro.

M. Attal plaide pour "la suppression du plafond de 220 heures supplémentaires annuelles autorisées. Il n’y a pas de raison que ce seuil existe alors que tant de Français veulent améliorer leur rémunération. Il faut laisser tranquilles les Français qui veulent travailler! On travaille 110 heures de moins que les autres pays européens, ce n’est pas tenable".

"Nous devons repenser en profondeur notre Code du travail (...) Repartir de zéro avec les partenaires sociaux, les partis politiques et le gouvernement autour de la table pour écrire un nouveau Code du travail, simple, qui soit une sorte de Constitution du travail, avec un petit nombre de grands principes, tout en laissant le reste aux accords de branche et accords d’entreprise", explique le patron de Renaissance.

"Les Français entrent plus tard que les autres sur le marché du travail et en sortent trop tôt. Pour corriger le tir, il faut plus d’apprentissage et la démassification de l’enseignement supérieur", estime par ailleurs l'ancien ministre de l’Éducation.

"Il faut dire la vérité sur le taux d’insertion professionnelle de certaines filières et assumer d'augmenter le nombre de places dans certaines formations, qui mènent vers des métiers d’avenir comme l’industrie, la transition écologique ou l’IA. Il faut aussi raccourcir la durée moyenne des études pour arriver plus tôt sur le marché du travail", poursuit-il.

Gabriel Attal, de plus en plus actif à un an de l'élection présidentielle, croit en une "révolution du travail autour de trois principes : travailler tous, travailler mieux, pour mieux en vivre".

"Le rapport au travail est l’une des questions les plus centrales, mais tous les politiques en parlent avec les mêmes vieilles lunes qu’il y a 20 ou 30 ans", juge le député des Hauts-de-Seine, qui reproche à la droite un inchangé "travailler plus pour gagner plus" et à la gauche un "travailler moins et taxer plus". Pour lui, "la médaille de l’hypocrisie revient au RN, qui s’est toujours opposé à la France du travail".