Article 42.7 : l'Union européenne veut clarifier les modalités d'assistance mutuelle en cas d'attaque militaire contre un membre information fournie par Boursorama avec Media Services 24/04/2026 à 12:03
Cet article a été déclenché une seule fois, par la France lors des attentats islamistes de 2015.
Qui doit répondre en premier ? Avec quels moyens ? Comment le pays ciblé va-t-il faire connaître ses besoins ? Dans un contexte de retrait américain du théâtre européen, l'Union européenne veut clarifier les clauses de l'assistance mutuelle en cas d'attaque contre un membre, a indiqué vendredi 24 avril le président chypriote Nikos Christodoulides.
La Commission européenne va préparer un plan d'action "sur la manière dont nous réagissons lorsqu'un État membre invoque l’article 42.7" du traité de l'UE, a-t-il déclaré vendredi matin, en accueillant les dirigeants de l'UE, réunis en sommet à Chypre. La clause d'assistance mutuelle entre les 27, prévue par l'article 42-7 du traité de l'UE, prévoit qu'au cas où un pays de l'UE serait "l'objet d'une agression armée sur son territoire , les autres Etats membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir".
"Il y a un certain nombre de questions auxquelles nous devons avoir une réponse", a expliqué Nikos Christodoulides, dont le pays assure actuellement la présidence semestrielle de l'Union européenne.
"War game" en mai
"Imaginons que la France déclenche l'article 42.7 : quels pays vont être les premiers à répondre à la demande du gouvernement français? Quels sont les besoins du gouvernement ou du pays qui déclenche l'article 42.7?", s'est-il interrogé. "L'idée est d'élaborer un plan opérationnel , à mettre en œuvre en cas de déclenchement de cet article par un des pays de l'UE, a-t-il encore dit.
Cet article a été déclenché une seule fois, par la France lors des attentats islamistes de 2015. Mais les obligations et les conséquences engendrées par ce déclenchement sont restées floues.
L'UE a prévu d'effectuer un premier exercice de simulation, un "war game" , d'abord en mai au niveau des ambassadeurs des 27 à Bruxelles, avant un autre exercice, cette fois au niveau des ministres eux-mêmes, avait expliqué le 17 avril un responsable de l'UE.
Les Européens, préoccupés par les menaces de retrait de l'Otan récemment lancées par le président américain Donald Trump, cherchent à renforcer leur sécurité collective. Ils ont été encouragés à le faire par des frappes de drones iraniens début mars à Chypre, où s'est ouvert jeudi soir un sommet informel des chefs d'État et de gouvernement de l'UE.