Arsenal, pour la mort du jeu
information fournie par So Foot 31/05/2026 à 01:25

Arsenal, pour la mort du jeu

À peu de choses près, le coup d'Arsenal aurait été parfait. Seulement, les Gunners de Mikel Arteta ont perdu aux tirs au but contre le PSG, sans vraiment jouer une finale de Ligue des champions. Le vainqueur de la Premier League, auto-proclamé meilleur championnat du monde, aurait dû pouvoir faire mieux.

Comment gagner un match quand on a l’air d’avoir tort sur toute la ligne ? Plus d’un entraîneur, plus d’une équipe et plus d’un match dans la grande histoire du foot ont montré que le résultat pouvait donner raison au moins fort — ou au plus moche, c’est selon. À Budapest, ce samedi, Arsenal n’est pas passé très loin d’offrir le genre de surprise que sait nous réserver ce sport. À peu de choses près, c’est-à-dire un tir au but raté de Gabriel ou d’Eberechi Eze, un exploit de David Raya ou un loupé d’un Parisien, les Gunners de Mikel Arteta auraient pu avoir raison sur toute la ligne. Ils n’auraient pas été les plus beaux champions d’Europe, mais ils auraient été champions d’Europe. C’est souvent suffisant pour oublier tout le reste, au moins un temps. Problème : ces fameuses choses n’ont pas tourné en faveur du nouveau roi d’Angleterre et Arsenal a perdu, comme en 2006. Cette finale laissera des larmes, d’autres démons européens et un immense regret, celui de ne pas l’avoir jouée.

Des stats pour pleurer

Depuis que le PSG a remis sa tête dans des étoiles qu’il commence à bien connaître, les supporters d’Arsenal ont eu le temps de passer par tous les sentiments provoqués par une défaite dans ces hauteurs : la colère, l’incompréhension, le déni et sans doute la frustration d’avoir raté quelque chose. Ils ont vu défiler une ribambelle de statistiques toutes plus gênantes les unes que les autres pour une équipe prétendant à la couronne suprême. Allez, au choix : 24,7% de possession, la plus faible enregistrée pour une équipe en finale de C1 depuis 2003-2004 sous Arteta dans un match à 11 contre 11 selon les copains d’ Opta ; 7 tirs dont un cadré, le but de Kai Havertz à la 6 e minute ; 0,01 d’expected goals de la 45 e à la 120 e minute ; 14 ballons touchés dans la surface adverse (43 pour le PSG) ; ou encore 285 passes tentée seulement, soit trois fois moins que l’équipe de Luis Enrique. Ce n’était pas un 32 e de Coupe de France entre un cador et un petit budget, c’était un finale de Ligue des champions entre deux clubs richissimes.…

Par Clément Gavard pour SOFOOT.com

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