Arrêts de travail: les négociations des partenaires sociaux seront lancées jeudi 29 octobre
information fournie par Boursorama avec AFP 22/10/2026 à 18:16

( AFP / FRED TANNEAU )

Les syndicats et le patronat, appelés par l'exécutif à négocier pour trouver une réforme "structurelle" sur les arrêts de travail et économiser 1 milliard d'euros annuels, entameront leurs discussions jeudi 29 octobre, ont indiqué jeudi à l'AFP plusieurs participants.

Cette première réunion -probablement organisée en visioconférence- est principalement destinée à s'accorder sur la méthode et le calendrier des discussions, avant d'entrer dans le fond des sujets lors des séances suivantes, ont précisé des représentants de la CGT, la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, FO, le Medef, Les Entrepreneurs et l'U2P.

Un représentant d'une des organisations a jugé que "l'actualité" pourrait remettre en question la réunion, ce que réfutent les autres participants interrogés.

Ces discussions interviennent dans un contexte social tendu, entre mobilisation des lycéens depuis mi-septembre, violences survenues le 17 octobre, journée de grève et de manifestations prévue le 5 novembre, et examen au Parlement de budgets de l'Etat et de la Sécurité sociale, dont diverses mesures hérissent les partenaires sociaux.

Pour 2027, l'ambition du gouvernement est de ramener le déficit à 5% du PIB, ce qui implique selon lui "un effort" de 43 milliards d'euros entre recettes supplémentaires et surtout moindres dépenses, en plus de mesures d'économies déjà engagées.

L'exécutif prévoit notamment 2 milliards d'euros d'économies sur les arrêts de travail dont la moitié via des mesures déterminées par les partenaires sociaux.

Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a écrit le 7 octobre aux organisations syndicales et patronales pour les appeler à trouver d'ici le 19 décembre un accord sur une "réforme structurelle" permettant d'économiser ce milliard d'euros.

M. Farandou a fixé "trois axes" de travail, dont une révision de "l'ensemble des paramètres" du système (durée d'indemnisation, plafond d'indemnisation journalière, complément employeur...).

Il a appelé à "responsabiliser davantage l'ensemble des acteurs" (médecin prescripteur, salarié et employeur), à trouver "de nouveaux outils pour mettre fin aux pratiques détournant le sens de l'arrêt de travail", par exemple en cas de conflit au travail, ou encore pour corriger l'absentéisme dit "atypique" dans certaines entreprises.

Sur TF1, il leur a demandé de "moins protéger les arrêts courts, pour qu'il y ait moins d'arrêts courts" et "mieux protéger les arrêts longs".

Selon le ministère, le nombre d'arrêts maladie indemnisés a augmenté de 10% en quelques années pour atteindre neuf millions en 2025, pour un coût de 17,9 milliards d'euros pour l'Assurance maladie.