Arc: la première offre de reprise prévoit 800 suppressions de postes en France
information fournie par Boursorama avec AFP 29/01/2026 à 10:20

L'usine Arc France à Arques(Pas-de-Calais). ( AFP / DENIS CHARLET )

La première offre de reprise pour le fabricant de produits en verre Arc, présentée par son ex-dirigeant Timothée Durand, prévoit la suppression de 800 postes sur son site d'Arques (Pas-de-Calais), dont 300 licenciements, a-t-on appris jeudi auprès d'une source proche du dossier.

Outre cette offre annoncée en même temps que le placement de l'entreprise en redressement judiciaire début janvier, et qualifiée de "sérieuse" et "réaliste" par la direction actuelle, une autre offre annoncée mardi promet zéro licenciement.

Au total, le projet de M. Durand prévoit "le maintien de 2.700 emplois sur le site français d’Arques" et "le licenciement de 300 personnes", a indiqué cette source. L'entreprise emploie actuellement environ 3.500 salariés à Arques.

"La pyramide des âges indique que 400 personnes sont très proches de la retraite et pourraient être à ce titre volontaires à un départ de l'entreprise", a-t-elle ajouté.

L'offre "tient également compte de la dynamique actuelle de départs spontanés (départ pour nouveau projet professionnel) qu'elle estime potentiellement à 100 personnes d'ici avril".

Le seul autre candidat à la reprise déjà connu, Patrick Puy, ancien président d'Arc (2013-2015), a promis mardi "zéro licenciement", avec une stratégie axée sur la "relocalisation" des activités du groupe en France, sans détailler la provenance des fonds investis.

Timothée Durand a répliqué mercredi: "Je ne suis pas le méchant de l'histoire, je suis réaliste et responsable", soulignant que "Arc ne serait pas en redressement judiciaire s'il n'y avait pas de sureffectif".

Issu d'une famille de propriétaires historiques de ce grand verrier spécialiste des arts de la table, Timothée Durand a indiqué mercredi s'être associé pour son offre avec Matthieu Leclercq, ancien patron de Decathlon.

La présentation des offres de reprise au comité social et économique (CSE) d'Arc est prévue jeudi à partir de 14H00.

Les candidats à la reprise auront jusqu'au 5 mars pour affiner leurs offres, et une décision du tribunal de commerce pourrait intervenir autour du 10 mars.

En plus de son site d'Arques, qui compte environ 3.500 salariés, le groupe comprend actuellement trois usines à l'étranger: l'une aux Etats-Unis, une autre en Chine et une troisième aux Émirats arabes unis.