Allemagne: ralentissement surprise de l'inflation en février, sous la barre de 2% information fournie par Boursorama avec AFP 27/02/2026 à 14:54
L'inflation en Allemagne a ralenti de manière surprise en février, tombant sous la barre de 2%, notamment à cause d'un recul des prix de l'énergie plus marqué que lors des mois précédents, selon des chiffres provisoires publiés vendredi.
D'après cette première estimation de l'institut statistique Destatis, la hausse des prix à la consommation s'est établie en février à 1,9% sur un an, contre 2,1% en janvier.
Les analystes sondés par la plateforme Factset tablaient eux sur une accélération de l'indicateur à 2,2%.
Ces données confirment "qu'au moins pour l'instant, l'inflation n'occupe plus le haut de la liste des préoccupations des responsables politiques européens", a estimé Carsten Brzeski, analyste de la banque ING, qui s'attend à ce que cet indicateur fluctue autour de 2% en 2026.
Le ralentissement de février est en partie dû à la chute des prix de l'énergie, à 1,9% sur un an, la plus importante depuis le mois d'août après plusieurs mois de baisse plus modérée.
Les prix de l'énergie en Allemagne sont sans comparaison avec ceux observés lors de la crise énergétique en 2022 et 2023, provoquée par l'invasion russe en Ukraine, quand l'inflation globale atteignait des sommets dans le pays.
Autre facteur de ralentissement en février: la faible hausse des prix alimentaires, qui ont progressé de 1,1% par rapport à février 2025, contre une augmentation de 2,1% sur un an en janvier.
L'inflation sous-jacente, qui exclut les prix volatils de l'énergie et de l'alimentation, est restée stable à 2,5%.
Quant à l'indice harmonisé des prix, particulièrement scruté par la Banque centrale européenne (BCE), il a freiné à 2,0% en Allemagne, soit l'objectif visé par l'institution monétaire, contre 2,1% en janvier.
Face au recul général de l'inflation dans la zone euro, la BCE n'a plus diminué ses taux directeurs depuis juin dernier.
Début février, sa présidente Christine Lagarde avait prôné la prudence pour la politique monétaire européenne, sans précipitation pour modifier les taux, malgré la faiblesse de la croissance.
A trois semaines de la prochaine réunion monétaire de la BCE, "il ne semble pas y avoir de menace imminente" qui justifierait de changer le cap de la politique monétaire, a jugé Carsten Brzeski.