Allemagne : le taux de chômage reste stable à 6,3% en février information fournie par Boursorama avec AFP 27/02/2026 à 12:15
Le taux de chômage s'est maintenu en Allemagne à 6,3% en février, un niveau inchangé depuis mars de l'an dernier, selon une estimation officielle publiée vendredi, confirmant le manque de dynamisme de la première économie européenne.
En données brutes, 3,07 millions de personnes étaient sans emploi, soit près de 15.000 de moins qu'un mois auparavant, nombre se maintenant au-dessus de la barre des 3 millions franchie en janvier pour la première fois depuis août, selon un communiqué de l'Agence fédérale pour l'emploi.
Ce chiffre est en augmentation de 81.000 personnes sur un an.
"Même à la fin de la pause hivernale, le marché du travail ne parvient pas à redémarrer", a commenté la présidente de l'agence Andrea Nahles, lors d'une conférence de presse.
Selon des données corrigées des variations saisonnières (CVS), le nombre de personnes sans emploi a augmenté de 1.000 en février par rapport à janvier.
Après trois années moroses, les indicateurs récents montrent de timides signes de reprise de l'économie allemande, qui devrait selon la Banque fédérale allemande gagner en vigueur à partir du printemps, après un premier trimestre encore attendu comme faible.
Les milliards d'euros en provenance des programmes d'investissement du gouvernement fédéral "devraient générer des impulsions de demande notables, notamment dans le secteur du bâtiment", selon Mme Nahles, s'appuyant sur une étude de l'institut IAB, rattaché à l'agence pour l'emploi.
Les députés allemands s'apprêtent par ailleurs à adopter vendredi une réforme permettant aux demandeurs d'asile d'accéder au marché du travail après trois mois.
Ce texte doit mettre fin au désavantage dont souffraient jusqu'ici ceux hébergés dans des centres d'accueil initiaux, contraints d'attendre six mois avant de pouvoir travailler.
"Il est toujours préférable que les personnes puissent s'intégrer le plus tôt possible par le travail", a saluté Mme Nahles.
L'impact sur le marché du travail devrait toutefois resté limité, selon elle, car l'incertitude du statut des demandeurs d'asile freine leur embauche.
"La question centrale reste donc de savoir si l'employeur peut compter sur le maintien de la personne dans le pays", a-t-elle conclu.