Allemagne: Croissance faible au T1, la guerre en Iran pèse sur les perspectives-Bundesbank
information fournie par Reuters 22/04/2026 à 13:09

Le quartier d'affaires de Francfort

L'économie allemande a connu une ‌croissance modeste au premier trimestre, aidée par les bons résultats de la production industrielle ​et du secteur des services, mais la flambée des prix de l'énergie et les incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient devraient peser sur le trimestre en cours, a ​indiqué mercredi la Bundesbank.

La première économie de la zone euro stagne depuis trois ans et la guerre en ​Iran compromet désormais les espoirs de Berlin de ⁠voir les plans d'investissement dans les infrastructures et la défense relancer enfin la ‌croissance.

La guerre au Moyen-Orient avait déjà eu des répercussions sur la confiance des consommateurs à la fin du premier trimestre, mais la performance ​globale de l'économie devrait ‌rester pratiquement inchangée grâce au dynamisme du secteur des services aux ⁠entreprises, à la hausse des ventes industrielles et à la bonne santé des exportations, a dit la banque centrale allemande dans son rapport mensuel.

Cependant, les vents contraires se ⁠renforcent, prévient-elle.

"Pour le deuxième ‌trimestre, on prévoit au mieux une légère expansion", note le rapport ⁠de la Bundesbank.

"Les impulsions de plus en plus positives découlant d'une politique budgétaire plus ‌expansionniste devraient se faire sentir ... En revanche, les répercussions de la guerre ⁠au Moyen-Orient devraient peser plus largement et de manière plus ⁠marquée sur l'économie allemande", ‌ajoute-t-il.

La Bundesbank souligne que la guerre a entraîné une envolée des prix de l'énergie, ​provoqué des problèmes d'approvisionnement, accru l'incertitude, fait ‌grimper les taux d'intérêt et assombri les perspectives d'exportation.

La consommation privée, déjà en berne avant le conflit, a ​subi un net coup dur en mars, la hausse des prix du carburant ayant réduit le pouvoir d'achat des ménages.

"Les prévisions concernant les exportations et les ⁠entreprises laissent entrevoir des perspectives plus moroses", a déclaré la Bundesbank.

"Cela s'explique probablement non seulement par le poids de la hausse des coûts de l'énergie et les perturbations des chaînes d'approvisionnement, mais aussi par les inquiétudes liées à un affaiblissement de la demande mondiale suite à la guerre au Moyen-Orient", dit-elle.

(Rédigé par Balazs Koranyi, version française Diana ​Mandia, édité par Blandine Hénault)