Agression à Lyon: Aurore Bergé dénonce un drame "insupportable" information fournie par AFP 14/02/2026 à 10:12
La ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations Aurore Bergé a dénoncé samedi l’agression "insupportable" dont a été victime jeudi un homme de 23 ans à Lyon, que le collectif identitaire Némésis attribue à des militants d’extrême gauche.
Ce jeune homme, prénommé Quentin, "est entre la vie et la mort parce que vraisemblablement, il a été lynché et roué de coups ce qui est absolument insupportable", a réagi Mme Bergé sur franceinfo.
"Il y aura une enquête qui déterminera exactement les responsabilités de ceux qui ont roué ce jeune homme de coups et qui devront en répondre, et qui seront sanctionnés et lourdement condamnés", a-t-elle ajouté.
Selon le collectif Némésis, proche de l'extrême droite, le jeune homme faisait partie du service d'ordre chargé d'assurer la sécurité de ses militantes qui manifestaient jeudi devant l'Institut d'Etudes Politiques (IEP) de Lyon contre une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan.
"Je serais curieuse de savoir ce qui s'est dit dans cette conférence, notamment lors d'une journée où on commémorait les 20 ans de l'assassinat d'Ilan Halimi", jeune juif séquestré et torturé à mort, dans un contexte "de recrudescence de l'antisémitisme où personne ne peut ignorer aujourd'hui le rôle joué par la France insoumise dans le réenracinement de l'antisémitisme", a déclaré la ministre.
Elle a dénoncé "cette volonté de la France insoumise d'infuser dans les cerveaux les plus jeunes de faire la tournée des universités, des facs, des grandes écoles".
Vendredi, lors de l'hommage rendu à Ilan Halimi, le président Emmanuel Macron a proposé une "peine d'inéligibilité obligatoire" pour les élus coupables "d'actes et propos antisémites, racistes et discriminatoires".
"Cette proposition sera présentée au Parlement", pour permettre "une forme de salubrité politique", selon Mme Bergé.
Quant à la proposition de loi visant à lutter contre de "nouvelles formes" d'antisémitisme, portée par Caroline Yadan, députée d'une circonscription des Français de l'étranger englobant Israël, ce texte sera "examiné dans les toutes prochaines semaines à l'Assemblée nationale", a-t-elle ajouté.