Affaire Emile: tentatives d'incendie du domicile des grands-parents
information fournie par AFP 16/05/2026 à 12:45

Un portrait d'Emile à la chapelle de La Bouilladisse, dans les Bouches-du-Rhône, le 21 mars 2024 ( AFP / CHRISTOPHE SIMON )

Un homme a été placé en garde à vue samedi, après avoir tenté d'incendier à plusieurs reprises la maison où avait disparu le petit Emile Soleil en 2023, au Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), a indiqué à l'AFP le procureur de Digne-les-Bains Antoine Pesme.

Dans la nuit de vendredi à samedi, vers 00H30, plusieurs départs de feu ont été constatés autour de la résidence secondaire des grands-parents d'Emile, a précisé le procureur, confirmant une information de La Provence.

Dans un communiqué, les gendarmes ont rapporté "une forte odeur d'essence" sur les lieux, laissant présumer "un acte volontaire".

L'homme interpellé, âgé de 78 ans, viendrait de Marseille, selon le procureur. Il avait réservé une chambre d'hôtel sur la commune la veille et "s'était renseigné sur le lieu de résidence de la famille Vedovini", le nom de famille des grands-parents d'Emile, ont ajouté les gendarmes dans un communiqué.

Selon la même source, il a été interpellé sans résistance à son hôtel au petit matin, et "présentait une odeur d'essence".

Grâce à une alerte d'un habitant, qui a permis une intervention rapide des pompiers, les incendies n'ont pas fait de dégâts majeurs ni de blessés, selon les gendarmes. La maison n'était pas occupée.

Une enquête a été ouverte pour dégradation par un moyen dangereux, et confiée aux gendarmes de Seyne-les-Alpes.

La maison des grands-parents d'Émile Soleil, le 25 mars 2026 à La Bouilladisse, dans les Bouches-du-Rhône ( AFP / Clement MAHOUDEAU )

L'avocat de la grand-mère d'Emile, Me Julien Pinelli, a indiqué à l'AFP attendre "que la personne interpellée s'exprime sur ses motivations".

La disparition de ce petit garçon de deux ans et demi avait ému la France entière. Il s'était volatilisé de cette maison du Haut-Vernet, un hameau isolé des Alpes du Sud, le 8 juillet 2023, au lendemain de son arrivée chez ses grands-parents pour des vacances.

En 2025, les grands-parents d'Emile et deux de leurs enfants majeurs avaient été placés en garde à vue pour "homicide volontaire" et "recel de cadavre", avant d'être relâchés 48 heures plus tard car "les charges n'étaient pas suffisantes" pour d'éventuelles poursuites, indiquait à l'époque le magistrat.

Début 2026, les enquêteurs ont effectué 106 prélèvements d'ADN parmi les personnes habitant près du hameau.