A Marseille, le RN Franck Allisio dépose sa liste pour le second tour information fournie par AFP 17/03/2026 à 10:50
Le candidat d'extrême droite Franck Allisio, arrivé second du premier tour des municipales à Marseille tout juste derrière le maire sortant divers gauche Benoît Payan, a déposé mardi matin en préfecture sa liste en vue du second tour au résultat indécis.
"Je suis confiant, conscient également de la responsabilité qui sera la nôtre dans quelques jours", a expliqué en compagnie de colistiers le député Rassemblement national (RN) de 45 ans en venant déposer ses listes inchangées: "mon équipe était la bonne, mon équipe le reste".
"Nous allons faire une belle surprise, les Marseillais vont faire une belle surprise en se mobilisant", a-t-il pronostiqué, estimant que "la dynamique est de notre côté".
Avec 35,02% des voix dimanche, l'extrême droite a atteint le meilleur score de son histoire dans la deuxième ville de France et talonne l'ex-socialiste M. Payan (36,70%) à la tête d'une coalition de gauche, écologiste et citoyenne.
M. Allisio a surtout capté les voix de l'électorat traditionnel de droite, reléguant la candidate de la droite et du centre Martine Vassal - soutenue par Renaissance, Les Républicains et Horizons - en troisième place à 12,41%. Un séisme pour cette ville, dirigée pendant 25 ans par cette couleur politique sous Jean-Claude Gaudin (1995-2020) et une nouvelle défaite pour Mme Vassal après son échec déjà en 2020 face à M. Payan.
Malgré les appels de M. Allisio à se retirer pour le second tour, elle a décidé de maintenir sa candidature, estimant que "nos courants doivent continuer à être représentés".
"Nous avons tendu la main à Madame Vassal jusqu'au bout, elle n'a pas eu le courage de la saisir. Elle finira à 5% après avoir déçu ses derniers soutiens", a raillé lundi Franck Allisio. "Tous les électeurs de droite sincères doivent savoir que nous sommes ceux qui réaliseront leurs souhaits et leurs projets pour Marseille," a lancé en déposant ses listes le candidat, lui-même issu de la droite et qui avait quitté en 2015 l'UMP pour rallier le Front national (à l'époque).
De son côté, M. Payan a déposé dès lundi matin ses listes pour le second tour, fermant définitivement la porte à tout accord électoral ou fusion avec la liste LFI menée par le député Sébastien Delogu (11,94%), qui n'a pas encore déposé ses listes pour le second tour.
"J'appelle tous les Marseillais à se saisir de leur bulletin de vote pour que Marseille ne bascule pas à l'extrême droite. La meilleure arme contre le RN, c'est le bulletin de vote", a déclaré Benoît Payan mardi au journal La Provence, faisant référence à la faible participation à Marseille: 51,73%, soit plus de 5 points de moins que la moyenne nationale (57,17%).