A Lyon, la nouvelle présidente LR de la Métropole promet de "coopérer" avec le maire écologiste
information fournie par AFP 26/03/2026 à 17:45

Véronique Sarselli (LR), élue première femme présidente de la puissante Métropole de Lyon,le 26 mars 2026 à Lyon ( AFP / OLIVIER CHASSIGNOLE )

Véronique Sarselli (LR), élue jeudi première femme présidente de la puissante Métropole de Lyon, a assuré lors de son investiture ne pas vouloir une "confrontation institutionnelle" avec le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet.

Le rival malheureux de ce dernier, Jean-Michel Aulas, a pour sa part été désigné Premier vice-président de la Métropole, et s'est engagé à jouer le rôle "de pilier" du groupe majoritaire.

Unies sous la bannière "Grand coeur lyonnais" et menées par Véronique Sarselli, les listes de la droite et du centre-droit ont remporté dimanche une nette victoire, avec 92 élus sur 150 conseillers métropolitains.

Lors du premier conseil de ces nouveaux élus, jeudi, ils ont sans surprise porté Mme Sarselli à la tête de cette collectivité qui englobe 58 communes et 1,4 million d'habitants, dotée d'un budget de quatre milliards d'euros.

C'est la première fois depuis la création de la Métropole de Lyon en 2015 que son président n'a pas la même étiquette politique que le maire de Lyon.

"Avec la Ville de Lyon, comme avec toutes les communes, ma volonté n'est pas d'entrer dans une logique de confrontation institutionnelle", a assuré Mme Sarselli dans son discours d'investiture, en présence de M. Doucet qui l'a applaudie poliment.

"Lorsqu'il faudra coopérer, je le ferai de manière constructive, lorsqu'il faudra défendre les intérêts de la Métropole, je le ferai avec clarté", a ajouté celle qui a aussi été réélue maire de Sainte-Foy-lès-Lyon, poste qu'elle va devoir abandonner en raison de la loi sur le non cumul des mandats.

"Pour dialoguer, on doit être deux", a-t-elle toutefois ajouté: Lyon, du fait de sa "centralité" doit prendre en compte les "multiples capillarités avec les villes alentour".

Pendant la campagne, Véronique Sarselli a pourfendu les politiques de mobilité des écologistes, accusés d'avoir compliqué l'accès au centre de Lyon pour les automobilistes venant des banlieues.

Jeudi, elle a promis d'agir sur "les principaux points de blocage". Mais "il ne s'agira évidemment pas de tout défaire" ce qu'a réalisé le président écologiste sortant Bruno Bernard, et ses équipes, a-t-elle dit.

Elle a toutefois annoncé qu'elle mettrait "un terme" au projet d'un tram reliant l'ouest lyonnais, voulu par l'exécutif sortant, et remettrait "sur les rails" une nouvelle ligne de métro lyonnais.

L'ancien patron de l'OL a également promis ne pas être "dans un esprit de revanche". Il s'est positionné comme la figure de rassembleur d'un groupe alliant des élus LR, Modem, UDI ou encore Renaissance, divisés dans le passé.

"La Métropole ne peut avancer que si nous avançons unis", leur a-t-il lancé, appelant à mettre de côté les "égos et ambitions personnelles".

"Nous avons un groupe +Grand coeur lyonnais+. Nous sommes partis devant les électeurs avec ce groupe. Nous avons été élus ensemble, nous siégeons ensemble", a souligné un peu plus tard Mme Sarselli lors d'une conférence de presse.