1er-Mai: Lecornu achète son pain dans une boulangerie de Haute-Loire
information fournie par AFP 01/05/2026 à 13:29

Le Premier ministre Sébastien Lecornu achète du pain dans une boulangerie à l'occasion de la Fête du Travail à Saint-Julien-Chapteuil, le 1er mai 2026 en Haute-Loire ( AFP / Kenzo TRIBOUILLARD )

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a symboliquement acheté du pain vendredi dans une boulangerie de Saint-Julien-Chapteuil, en Haute-Loire, en plein débat sur l'ouverture de commerces de proximité en ce jour férié et chômé de Fête du travail.

A l'invitation de Laurent Wauquiez, député du département et président du groupe Les Républicains (LR) à l'Assemblée nationale, le chef du gouvernement a déambulé dans les rues du village. Il s'est d'abord arrêté chez une fleuriste, avant d'entrer dans la boulangerie-pâtisserie "Un brin gourmand".

Le Premier ministre a interrogé le boulanger sur les conditions dans lesquelles il a ouvert son commerce en ce 1er-Mai. L'artisan lui a répondu ne pas avoir hésité, et avoir demandé à un employé et une vendeuse de venir travailler.

"Il s'est beaucoup battu pour que ça puisse être ouvert le 1er-Mai, notre Premier ministre", a alors lancé Laurent Wauquiez. "On n'a pas une Assemblée nationale toujours bien facile", a répondu Sébastien Lecornu.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu (c) et Laurent Wauquiez, président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes et président du groupe Les Républicains (LR) à l'Assemblée nationale, achètent des fleurs chez une fleuriste à l'occasion de la Fête du Travail à Saint-Julien-Chapteuil, le 1er mai 2026 en Haute-Loire ( AFP / Kenzo TRIBOUILLARD )

Le débat sur la possibilité pour les artisans boulangers et fleuristes, et pour d'autres commerçants de proximité, d'employer du personnel le 1er-Mai a pris une dimension nationale ces dernières semaines.

Le gouvernement avait choisi de ne pas faire avancer au Parlement une proposition de loi poussée par l'ex-Premier ministre macroniste Gabriel Attal, face au blocage à l'Assemblée nationale.

Il avait en revanche indiqué que les boulangers et fleuristes pourraient ouvrir avec leur personnel dès cette année, avant qu'un projet de loi ne formalise ce dispositif à partir de l'an prochain. Jusqu'ici le cadre légal empêche les commerçants d'employer du personnel le 1er-Mai.

Selon une source gouvernementale, cinq contrôles (trois boulangeries et deux fleuristes) avaient été effectués par l'inspection du travail à la mi-journée.

Avant de quitter la boulangerie de Saint-Julien-Chapteuil, le Premier ministre a réglé son pain pour 4,40 euros. Il doit ensuite déjeuner avec des artisans de Haute-Loire.

Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance, visite une boulangerie à Vanves, près de Paris, à l'occasion de la Journée internationale des travailleurs, le 1er mai 2026   French government rejected a bill, notably championed by former Prime Minister Gabriel Attal, that would have allowed employees in food shops, florists, and cultural institutions to work on May 1st. The government has narrowed this possibility down to bakers and florists only, subject to agreements within these sectors, with a bill expected to come into effect before May 1st, 2027. ( AFP / Julie SEBADELHA )

De son côté, Gabriel Attal, qui prépare une candidature à l'élection présidentielle, s'est lui aussi rendu vendredi matin une boulangerie dans sa circonscription de Vanves (Hauts-de-Seine).

L'ancien Premier ministre et chef du parti Renaissance, qui se pose en défenseur des commerçants de proximité désireux d'ouvrir le 1er-Mai, est brièvement passé derrière le comptoir de l'établissement, "Les Toqués du pain", pour servir une cliente.

"Ce serait un scandale s'il y avait des verbalisations qui étaient mises par des inspecteurs du travail aujourd'hui, sur des boulangers et des fleuristes, j'espère que l'intelligence collective prévaudra", a-t-il dit.

Il avait regretté que le gouvernement ait renoncé à faire avancer son texte au Parlement le mois dernier, estimant qu'il aurait sécurisé juridiquement dès cette année la situation des commerçants.

La boulangère qui l'accueillait a expliqué qu'elle pouvait employer une partie de son personnel en ce 1er-Mai, après avoir dû faire travailler des membres de sa famille l'année dernière, comme le permet la loi actuelle.