Comment Thales a conquis la Chine

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Le centre de contrôle du métro de Guangzhou.
Le centre de contrôle du métro de Guangzhou.

L'industrie française ne sait pas s'aligner face à la concurrence asiatique quand il s'agit de produire des téléphones à 50 euros, des ordinateurs à 100 euros ou des téléviseurs à 200 euros. Mais en Chine, ce sont des radars pour les aéroports, des systèmes de signalisation pour les métros et les trams, des équipements de navigation ou de divertissement pour les avions, etc. portant le label France qui envahissent le marché. On ne parle pas ici de poignées d'euros pour les contrats, mais de chèques en dizaines, voire en centaines de millions d'euros. Bon an, mal an, Thales réalise un demi-milliard d'euros de chiffre d'affaires en applications civiles qui touchent surtout les transports en République populaire. D'autres groupes français ne sont pas en reste. Dassault Systèmes, interdit en Chine avant 2000, est aujourd'hui incontournable avec ses applications d'aide à la conception des objets industriels, allant même jusqu'aux centrales nucléaires de l'empire du Milieu. Safran vend aussi ses applications de sûreté et ses réacteurs Leap qui équipent en exclusivité le C919, le premier avion de transport civil chinois.

Réalité augmentée obligatoire en avion

Avant même d'atterrir, l'avion de ligne qui arrive d'Europe a été pris en charge par un des radars ou des systèmes Thales qui contrôlent 70 % de la région Asie-Pacifique. L'équipementier électronique français fournit aussi 60 % des systèmes de gestion des...

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