Banques-Le Comité de Bâle dit ne pas vouloir durcir les règles

le
0

LONDRES, 22 octobre (Reuters) - Les autorités internationales de régulation du secteur financier ne cherchent pas à relever les niveaux de fonds propres exigés des banques, a déclaré jeudi le secrétaire général du Comité de Bâle, William Coen, expliquant que le soutien politique à une telle démarche diminuait. Le Comité travaille actuellement à définir un nouvel ensemble de règles en matière de solvabilité, qui devrait entre autres concerner les activités de trading des banques. William Coen a relativisé l'impact de ces changements, réfutant l'idée d'un "Bâle IV" évoquée par certaines banques en référence à "Bâle III", la principale réponse réglementaire à la crise financière de 2007-2009, marquée par un durcissement important des règles imposées aux établissements financiers. "Il n'y a pas d'opinion prévalant au sein du Comité de Bâle selon laquelle nous aurions besoin d'encore plus de capitaux", a-t-il dit lors d'une conférence organisée par la British Bankers' Association. "Je crois que nous avons la bonne démarche en ce qui concerne les montants de capitaux. Il n'est pas dans notre intention de relever les niveaux de capitaux. Pour ce qui est des règles sur les risques de marché, que j'espère voir finalisées d'ici la fin de l'année, nous voulons réduire les opportunités d'arbitrage entre la banque et le trading", a-t-il ajouté. William Coen a ajouté observer "une baisse du soutien politique" aux réformes financières dans certains pays. "L'élan global en matière de réglementation est freiné mais n'est pas interrompu", a dit de son côté David Wright le secrétaire général de l'Organisation internationale des commissions de valeurs (Iosco). (Huw Jones,; Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant