Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
  1. Aide
    1. Espace Client
  1. Aide
    1. Espace Client

Vers une réforme des retraites dès la sortie de la crise économique
information fournie par Mingzi18/02/2021 à 09:20

Le Ministre estime qu'une réforme devra être entreprise « dès que la crise économique sera derrière nous » (Crédit photo: 123RF)

Le Ministre estime qu'une réforme devra être entreprise « dès que la crise économique sera derrière nous » (Crédit photo: 123RF)

Interrompue par la crise sanitaire, la réforme des retraites reste une priorité pour le gouvernement. Samedi, le Ministre de l'économie et des finances Bruno Le Maire s'est exprimé sur BFM TV et a réaffirmé la nécessité de réformer le système des retraites en France et ce dès la sortie de la crise sanitaire et économique.

« Ce n'est plus tenable et les Français le savent »

Samedi dernier, le Ministre de l'économie et des finances Bruno Le Maire s'est exprimé sur BFM TV au sujet des finances publiques et plus particulièrement sur la réforme des retraites. Le Ministre a réaffirmé la nécessité de réformer le système des retraites en France et ce dès la sortie de la crise sanitaire et économique.

Le Ministre estime qu'une réforme devra être entreprise « dès que la crise économique sera derrière nous ». « Lorsque la machine économique redémarrera, que la croissance sera de retour, oui, il faudra une réforme des retraites. » a-t-il ajouté.

Le Ministre rappelle que la France est « le pays développé qui travaille le moins » et que dans le même temps c'est aussi « le pays qui a le système de protection sociale qui est parmi les plus généreux ». « Ce n'est plus tenable et les Français le savent » a-t-il asséné, rappelant que si aujourd'hui l'État protège les Français, les salariés et les entreprises, « il faudra le moment venu qu'on retrouve des finances publiques qui soient saines. »

Garder un système de protection sociale généreux et efficace « a un coût », « et si on veut collectivement arriver à se le payer sans que ça pèse sur les retraites des Français (...), il faut qu'on accepte tous ensemble de travailler davantage », a expliqué Bruno Le Maire. 

En quoi consiste la réforme des retraites ?

Dans le nouveau système de retraites proposé, le principe du financement par répartition serait maintenu : les cotisations des actifs continueraient à financer les pensions des retraités. La nouveauté consiste à mettre en place un système universel à points dans lequel un euro cotisé donne les mêmes droits pour tous. Les cotisations versées par un salarié tout au long de sa carrière seraient converties en points, selon une « valeur d'achat ». Au moment de la retraite, le total des points est multiplié par la « valeur de service » du point. Les valeurs des points varient chaque année afin de garantir l'équilibre du système des retraites.

L'âge légal de départ à la retraite resterait inchangé (62 ans). Toutefois, un système incitatif encouragerait les Français à travailler au-delà de l'âge légal. Un « âge pivot », fixé à 64 ans, serait mis en place, avec un système de bonus-malus. Le salarié serait libre de liquider sa retraite avant 64 ans, mais avec une décote, ou de travailler après 64 ans pour bénéficier d'une pension plus élevée.

Mesure très controversée, la réforme des retraites prévoit la disparition régimes spéciaux et le dispositif pénibilité actuellement en vigueur pour les salariés du secteur privé s'appliquerait à tous, sauf aux militaires et à certains fonctionnaires (policiers, pompiers) qui pourraient continuer à bénéficier d'un départ anticipé à la retraite.

La réforme prévoit la mise en place d'une pension minimale de 1.000 euros nets par mois, mais pour en profiter, il faudra avoir accompli une carrière complète au SMIC. 

Chaque enfant donnerait droit à une majoration de 5% des points acquis pour la retraite (contre 8 trimestres supplémentaires pour chaque enfant aujourd'hui) qui serait attribuée par défaut à la mère mais qui pourrait également être répartie entre les deux parents. Au troisième enfant, une majoration de 2% supplémentaire serait appliquée (aujourd'hui, au troisième enfant, la pension de chacun des parents, est majorée de 10%). 

La pension de réversion ne se calculerait plus à partir d'un pourcentage de la pension du conjoint décédé, mais à partir du niveau de vie ménage. Pour garantir le niveau de vie du conjoint survivant, le montant de la pension de réversion pourrait correspondre à 70% du montant total des deux pensions.


 

7 commentaires

  • 21 février15:47

    L'avenir va être très dur, préparez-vous.


Annonces immobilières