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Loi Climat, DPE: le coup de gueule des professionnels de l’immobilier
information fournie par Le Figaro02/11/2021 à 08:50

(Crédits photo : Adobe Stock -  )

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Malgré la fin du couac du nouveau DPE ce lundi, la colère gronde. Députés et maires sont accusés d'«incompétences» et de «désinvolture» face aux enjeux climatiques pour le logement.

La colère n'en finit pas de grimper chez les professionnels de l'immobilier. Le couac du nouveau DPE leur est resté en travers de la gorge. Depuis fin septembre, les diagnostics de performance énergétique ne pouvaient plus être édités pour les logements construits avant 1975. Ce sera à nouveau le cas ce lundi.

Il aura donc fallu attendre plus d'un mois pour que le problème soit réglé. « Les DPE seront réédités gratuitement pour les logements classés F et G (les plus énergivores) et sur demande des propriétaires pour les logements D et E , sans frais non plus », précise Jean-Marc Torrollion, président de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim). Les diagnostiqueurs seront, quant à eux, indemnisés des frais engendrés par la réédition des DPE. Une indemnité forfaitaire de l'ordre de 90 à 100 euros par diagnostic de performance énergétique est en cours de discussions avec le gouvernement.

Mais cette colère contre le couac du DPE en cache une autre bien plus froide contre les élus locaux. Le président de la Fnaim se dit « choqué » par la « désinvolture » des parlementaires et l'« incompétence » des maires avec qui il a pu échanger. « Les uns repoussent le sujet climatique après la présidentielle car ils sont persuadés que les échéances imposées aux propriétaires seront reportées. Les autres découvrent, pour certains, l'interdiction de louer des passoires thermiques », déplore Jean-Marc Torrollion, citant les élus de Lyon, Metz, Saint-Étienne ou encore de villes du Sud de la France.

Une politique budgétaire « pas compatible »

Dès 2023, les pires «passoires thermiques» (F et G) ne pourront plus être mises en location. Cette interdiction a été élargie à l'ensemble des logements «G» à partir de 2025 et aux «F» dès 2028. La mesure s'appliquera enfin aux logements classés «E» en 2034. Au total, ce sont plus de 4 millions de logements qui devraient être rénovés d'ici 2034, soit plus du tiers du parc locatif (12 millions).

Face à ce qu'il qualifie de « postures préélectorales » sur un enjeu qui concerne le patrimoine de millions de Français, le président de la Fnaim déplore que la parole du gouvernement ne soit « pas assez forte » et sa politique budgétaire « pas compatible » avec les enjeux climatiques. « La loi Climat et Résilience engendre l'obsolescence programmée de millions de logements (privés et sociaux confondus) en 2034 , lâche Jean-Marc Torrollion. Les moyens investis par le gouvernement sont dérisoires ».

Beaucoup s'accordent à dire, à commencer par la Cour des comptes, que Ma Prime Rénov', aide publique lancée en janvier 2020, n'est pas calibrée pour inciter les Français à rénover leur logement de fond en comble. « La rénovation de leur logement se résume à un changement de chauffage ou de fenêtres. Quant aux copropriétés, on est loin du compte (50.000 copropriétés d'ici 2024)», souligne le président de la Fnaim qui vise plutôt 2028 pour...initier le vote des travaux.

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