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L’étiquette énergétique dope-t-elle le prix de votre logement?
information fournie par Le Figaro08/11/2021 à 09:00

(Crédits photo : Adobe Stock -  )

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Les notaires ont comparé, par région, les prix de vente de biens identiques mais avec des étiquettes énergétiques différentes.

Une rénovation énergétique dope-t-elle le prix d'un logement? C'est la question que se posent les propriétaires à qui le gouvernement demande d'améliorer la performance énergétique de leur bien. La réponse est oui, si l'on en croit la dernière étude que viennent de publier les notaires de France qui a passé au crible les 12 régions du pays (hors Corse).

Plus votre bien est bien isolé, plus il prend de la valeur. C'est dans la région Centre-Val de Loire que le gain à la revente est le plus élevé entre un appartement classé A ou B et le même bien classé D: + 17%. Et dans les Hauts-de-France et l'Île-de-France qu'il est le plus faible: + 6%. Et les passoires thermiques? Les habitants de la région Nouvelle-Aquitaine sont les plus pénalisés avec une dégringolade du prix de 14% par rapport à un appartement aux mêmes caractéristiques mais classé D. Là encore, c'est dans la région parisienne que l'impact est le moins fort avec un recul limité à 2%.

Faible impact en Île-de-France

La raison? Réponse: la spécificité du marché immobilier francilien. « Ce faible impact voire inexistant de l'étiquette énergétique sur les prix des logements en Île-de-France peut s'expliquer par la forte tension de son marché immobilier », décryptent les notaires. L'offre est tellement faible par rapport à la demande que ce critère ne fait pas la différence lorsqu'il s'agit de comparer plusieurs biens mis en vente.

Quid des maisons? Les propriétaires de passoires thermiques sont sévèrement pénalisés dans la quasi-totalité des régions. Normal car les logements les plus énergivores sont principalement des maisons individuelles, selon une étude publiée par le ministère de la Transition écologique il y a un an. Mais là encore l'Île-de-France (-5% par rapport à une maison classée D) fait partie des régions qui limitent la casse. Et dans une moindre mesure, l'Auvergne-Rhône-Alpes (-6%) et la Provence-Alpes-Côte d'Azur (-8%). Pour les autres, c'est la douche froide. Les moins-values à la revente vont de -10% dans les Hauts-de-France à -20% en Nouvelle-Aquitaine.

Mais c'est dans cette même région du Sud-Ouest qu'à l'inverse, les propriétaires de maisons très peu énergivores peuvent espérer le gain le plus élevé à la revente: +12% (par rapport à la même maison mais classée D). Les propriétaires des autres régions sont logés quasiment à la même enseigne: les plus-values s'échelonnent de +6% à +11%.

2 commentaires

  • 08 novembre10:22

    Les étiquettes sont plus des indications idéologiques que des indications énergétiques.


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