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L'assurance vie pleurera-t-elle la baisse de rémunération du fonds euros traditionnel ?
H24 Finance pour Boursorama20/02/2020 à 08:40

Pour garantir la pérennité de l'assurance vie, encore faut-il trouver un remplaçant au fonds euros qui, après avoir été roi pendant des années, n'offre aujourd'hui quasiment plus de rendement. (Crédits photo : Adobe Stock)

Quel avenir se dessine pour l'assurance vie ? Les encours ont beau augmenter d'année en année (+6% en 2019), les assureurs sont inquiets. Et pour cause, le rendement des obligations, dont sont remplis les fonds euros, ne cesse de baisser quitte à passer parfois en territoire négatif. Face à cette situation, Ingrid Bocris, directrice générale d'Oradéa Vie (Groupe Société Générale), se veut rassurante : «Tout va bien, y compris en matière de solvabilité. L'assurance vie reste un élément essentiel de diversification du patrimoine et de l'épargne des Français. Un élément de placement, un élément de transmission majeur.»

Et force est de constater que la popularité de l'assurance vie ne se dément pas. Elle reste même le principal véhicule d'investissement des épargnants français. Ariane Tardieu, directrice du développement France de Carmignac, rappelle que cette enveloppe enrobe «75% des encours» de la société de gestion. Même son de cloche chez Primonial où l'assurance vie représente «environ 60% de l'allocation d'actifs des clients», d'après son président, Stéphane Vidal.

Mais pour garantir la pérennité de l'assurance vie, encore faut-il trouver un remplaçant au fonds euros qui, après avoir été roi pendant des années, n'offre aujourd'hui quasiment plus de rendement. «Il y a un changement de paradigme, c'est vrai», acquiesce le président de Primonial. Mais il précise que «le fonds en euros traditionnel n'est pas mort, il change juste de rôle. Avant, il avait un objectif de rendement, désormais il a un objectif de garantie du capital». 

Rendement, où te caches-tu ?

S'ils sont souvent averses au risque, les investisseurs français veulent tout de même avoir des sources de rendement. Alors quelles solutions pour en trouver ? Ariane Tardieu donne une première piste en expliquant que Carmignac Gestion «a renforcé son expertise sur les fonds obligataires» en Italie et en Espagne, où le fonds euros n'existe pas. Loin de constituer une vraie alternative à ce dernier, «parce que le capital n'est pas garanti», les marchés de taux pourraient en être un bon «complément».

Pour cela, un seul mot d'ordre : la flexibilité. «Il faut pouvoir passer de sensibilité négative à positive et aller sur tous les marchés. On peut aller chercher du rendement sur les dettes émergentes, on peut aussi en trouver sur le crédit. Ce qui est important est de pouvoir aller chercher la performance là où elle est et ne pas être bloqué», insiste la directrice du développement France de Carmignac Gestion.

Une solution existerait également du côté... du non-coté. «Le capital-investissement n'est pas une nouvelle classe d'actifs pour les investisseurs privés. C'était l'apanage, depuis quelques années, des clients avertis. L'objectif aujourd'hui est de séduire le grand public avec des produits différents et adaptés», estime Xavier Anthonioz, président du directoire d'123 IM.

Et comme Ariane Tardieu, il envisage de miser davantage sur l'obligataire : «Quand on touche à l'assurance vie, on s'adresse à des épargnants qui sont des primo-accédants au non coté, donc on ne leur propose surtout pas d'actions. On veut que ces clients reviennent et pour cela, il faut qu'on leur démontre que le retour sur investissement ne va pas être à 10 ans.» C'est pourquoi le patron d'123 IM souhaite conquérir le marché du retail en construisant «des produits davantage axés dette privée, plutôt courts - sur des périodes de 4 à 6 ans - et extrêmement défensifs».

Appréhender le changement de paradigme

Tout compte fait, l'assurance vie n'est-elle pas destinée à devenir un mariage arrangé entre fonds en euros et unités de compte ? Un mariage sûrement, mais pas forcément arrangé... car avec l'affaiblissement du fonds euros, d'autres produits devraient gagner du terrain dans les portefeuilles. Le président de Primonial, par exemple, croît beaucoup au potentiel des produits structurés. D'après lui, ces derniers «vont prendre une place très importante en 2020».

Avec toutes ces possibilités, les investisseurs particuliers ont plus que jamais besoin d'accompagnement. «Il faut qu'on soit très pédagogues, martèle Stéphane Vidal. La diversification devient notre maître-mot, et chaque classe d'actifs a ses avantages et ses inconvénients. Il y a eu une époque où le fonds euros avait en effet toutes les qualités : rendement, liquidité, garantie en capital, etc... Or, aujourd'hui, elles n'existent plus».

La diversification devient certes une nécessité, mais rappelons aussi qu'avec plusieurs centaines de milliards d'euros d'encours, le fonds en euros ne semble pas avoir dit son dernier mot.

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