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Face à la baisse de rémunération de l’épargne, où placer ses liquidités?
information fournie par Le Particulier03/11/2020 à 08:15

crédit photo : jesterpop/Shutterstock / jesterpop

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La politique monétaire suivie par la Banque centrale européenne (BCE) a fait chuter la rémunération de l'épargne. Alors que l'inflation est quasi-nulle, la rentabilité nette des placements « garantis » n'est pas certaine au long terme compte tenu des incertitudes entourant la crise liée au COVID. Malgré tout, il existe quelques pistes pour essayer de limiter les conséquences de cette situation.

Sommaire:

  • Les livrets réglementés (Livret A et LDDS)
  • Le Plan d'Epargne Logement (PEL)
  • Les «supers livrets»
  • Les parts sociales des établissements mutualistes

Les livrets réglementés (Livret A et LDDS)

Pour un maximum de 22.950 €, le Livret A reste un véhicule d'investissement à privilégier, même si la rentabilité de ce placement est faible (0,5 %). Dans le même temps, vous pouvez placer 12.000 € sur un Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS), pour un taux servi de 0,5 % là encore.

Pour un couple (un Livret A et un LDDS sont autorisés par personne), il est possible de placer jusqu'à 69.900 €, sans risque et sans impôt. Vous pouvez alimenter vos Livret A et LDDS et récupérer les sommes placées à tout instant, sans frais.

Le Plan d'Epargne Logement (PEL)

Le PEL vous procure un rendement de 1 %. Vous pouvez y placer jusqu'à 61.200 €. Toutefois, si vous récupérez les sommes placées sur un PEL moins de deux ans après son ouverture, la rémunération tombe à 0,50 %.

Les intérêts du PEL sont fiscalisés au titre du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 % pour les plans ouverts à partir de 2018.

Méfiez-vous des promesses

La baisse de rémunération de l'épargne a donné des idées à de nombreux intermédiaires peu scrupuleux. Voire à des escrocs. En faisant état de rendements annuels alléchants, ils vous proposent d'investir dans l'hôtellerie, les énergies renouvelables, les diamants, les manuscrits... Souvenez-vous que la promesse d'une rentabilité plus élevée que celle de l'épargne «garantie» est indissociable d'une prise de risque. Plus l'espérance de rendement est élevée, plus le risque l'est également. Méfiez-vous des frais, parfois très élevés sur les placements alternatifs. Vérifiez que votre épargne est disponible à chaque instant. Vérifiez que l'intermédiaire est agréé par l'Autorité des Marchés Financiers (AMF).

Les «supers livrets»

Les livrets bancaires ou «super livrets» commercialisés par certains établissements financiers affichent une rentabilité supérieure à celle des placements sans risque (Livret A) pendant les périodes de promotion ou à l'ouverture de votre compte. Hors promotion toutefois, elle est souvent inférieure à celle du Livret A (0,5 %).

Sur ce type de placement, vous pouvez récupérer votre mise à tout moment. Les intérêts perçus sont fiscalisés au titre du PFU ou, sur demande, à l'Impôt sur le Revenu (IR).

Les parts sociales des établissements mutualistes

Les parts sociales sont des valeurs mobilières correspondant à une partie du capital d'une banque mutualiste (Crédit Mutuel, Caisse d'Epargne). Vous pouvez acheter des parts sociales en tant que client d'une banque mutualiste. Celles-ci peuvent être acquises comme des actions, dans une certaine limite (50.000 €). Elles ne sont pas négociées sur un marché: leur valeur ne peut fluctuer.

Les parts sociales génèrent un dividende, payé annuellement. Le taux servi est encadré par loi. Il dépend également de la générosité de la banque.En 2018, les parts sociales ont affiché des rendements allant de 1,35 % à 2,95 %.

Ce placement est fiscalisé, soit au titre du Prélèvement Forfaitaire Unique de 30 %, soit à celui de l'Impôt sur le Revenu (IR), après un abattement de 60 % (les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur la totalité du dividende reçu).

En termes de liquidités, certains établissements imposent une durée de détention, d'autres non. Renseignez-vous auprès de votre conseiller.

La baisse de la rémunération de l'épargne ne permet pas de faire fructifier vos liquidités. En termes réels (inflation déduite), la rémunération proposée est négative. Pour limiter ce coût, certains placements, parfois fiscalisés, sont à privilégier. Méfiez-vous des promesses alléchantes qui vous sont faites.

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