Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
Plus de 40 000 produits accessibles à 0€ de frais de courtage
Découvrir Boursomarkets

Elle dort dans sa voiture à cause de locataires qui ne paient pas leur loyer
information fournie par Le Figaro17/08/2022 à 06:00

(Crédits photo : Unsplash -  lucas Favre )

(Crédits photo : Unsplash - lucas Favre )

Les locataires refusent de partir malgré une décision d'expulsion prononcée par la justice. La propriétaire se retrouve démunie.

Les loyers impayés causent décidément bien des soucis aux propriétaires . Certains, excédés par la situation, prennent le taureau par les cornes, à leurs risques et périls . D'autres subissent la situation et se retrouvent en grande difficulté. C'est le cas d'une propriétaire habitant sur l'île de La Réunion. Depuis six mois, cette quinquagénaire est obligée de dormir dans sa voiture car les locataires , confrontés à des difficultés financières, ne paient plus leur loyer, raconte L'Info.re . Anasthasie décide alors de les poursuivre en justice.

La propriétaire obtient gain de cause, en première instance. Les locataires, un couple et ses deux enfants, sont condamnés à lui rembourser les loyers impayés et ont jusqu'au 23 juin pour libérer la maison qu'ils occupent. « Le juge a été de bonne foi et a expliqué aux locataires que ma situation est plus grave que la sienne », se réjouit Anasthasie. Déboutés, les locataires réclament toutefois un délai supplémentaire de 5 à 8 mois, le temps de trouver un logement. La justice leur oppose une fin de non-recevoir. La propriétaire s'attend donc à récupérer enfin son logement fin juin. Et pourtant, début juillet, les locataires n'ont toujours pas quitté les lieux. Une mauvaise surprise qui met Anasthasie en grande difficulté. Désormais sans emploi, la propriétaire doit rembourser le crédit de cette même maison et financer les études de son fils. Sans logement, elle décide de dormir dans sa voiture.

Pour rappel, si le locataire refuse d'appliquer la décision d'expulsion, le propriétaire doit faire appel à un commissaire de justice . À noter que ce dernier ne peut pas pénétrer dans le logement occupé. Il dresse alors un procès-verbal qui relate le refus du locataire et doit faire appel à la préfecture pour que la police ou la gendarmerie l'assiste pour procéder à l'expulsion. Ce que le commissaire de justice, dans l'affaire que nous relayons, a fait, en juillet. Si le préfet refuse, le propriétaire peut réclamer à l'État une indemnisation. S'il accepte, le commissaire de justice se présente accompagné d'un serrurier et des gendarmes ou des policiers.

Dans le cas présent, la situation pourrait se décanter d'ici la fin du mois d'août. Les locataires, cités par L'Info.re, affirment « mettre tout en œuvre pour quitter les lieux ». « Nous avons déjà fait en grande partie nos cartons ainsi que toutes les démarches en notre pouvoir auprès des bailleurs sociaux. Nous sommes en attente d'une décision en notre faveur pour le mois d'août », expliquent-ils. Si d'ici début septembre, les locataires n'ont toujours pas trouvé de logement, Anasthasie sera relogé aux frais de l'État jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée.

10 commentaires

  • 18 août03:39

    Oh le beau marronnier !


Annonces immobilières