Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
Plus de 40 000 produits accessibles à 0€ de frais de courtage
Découvrir Boursomarkets

Avion : les dédommagements en cas de retard ou d'annulation de vol pourraient changer
information fournie par Boursorama avec Newsgene17/08/2022 à 14:20

Un lobby de compagnies aériennes a jugé le montant des indemnités trop élevé et leur modalités d'attribution trop larges. Photo d'illustration.   (iphotocommerce / Pixabay)

Un lobby de compagnies aériennes a jugé le montant des indemnités trop élevé et leur modalités d'attribution trop larges. Photo d'illustration. (iphotocommerce / Pixabay)

La loi européenne en matière d'indemnisation des passagers ayant vu leur vol annulé ou retardé pourrait bientôt changer. Le montant de ces compensations, qui ont été distribuées en grand nombre avec les grèves dans les aéroports, a été jugé trop important par certaines compagnies aériennes. Le Royaume-Uni a déjà réformé ce système.

Les grèves et le manque de personnel dans les aéroports ont entraîné de nombreuses perturbations pour les voyageurs européens. Ceux-ci ont donc été nombreux à demander une indemnisation après un vol annulé ou retardé. Depuis le printemps, au moins 26 millions d’euros auraient ainsi été réclamés, rapporte franceinfo . En conséquence, de nombreuses compagnies aériennes feraient actuellement pression sur les instances européennes pour faire changer la législation en vigueur.

Des indemnités jugées trop importantes

À l’heure actuelle, en cas d’annulation ou de retard de plus de trois heures, les passagers européens bénéficient en effet d’une indemnité compensatoire variant de 250 à 600 euros, en fonction du nombre de kilomètres du trajet annulé. Dans certains cas, cependant, les compagnies sont exonérées du paiement de cette indemnité, notamment si les annulations ou les retards ont été causés par des circonstances exceptionnelles.

Selon Thomas Reynaert, le directeur général du lobby Airlines for Europe (A4E), le montant de cette indemnité serait devenu trop élevé comparativement au prix des billets. « Si vous payez 50 euros pour le billet et que vous récupérez 300 euros, ce n'est pas normal » , a-t-il estimé auprès de Politico . Les conditions d’attribution de cette indemnité devraient par ailleurs être durcies, selon le lobby.

Des montants défendus

En réponse, les associations de défense des consommateurs ont défendu le montant du dédommagement accordé aux passagers ayant vu leur vol perturbé, rapporte Midi Libre . Selon elles, cet argent sert à payer les frais occasionnés par l’annulation ou le retard d’un vol, en particulier lors d’une correspondance. Le débat sur les indemnités compensatoires des passagers semble en tout cas être relancé à Bruxelles (Belgique).

Une première tentative de réforme avait échoué en 2013. Mais la situation dans les instances européennes a depuis changé avec la nomination de la République tchèque à la présidence de l’UE en juillet 2022. En parallèle, le Royaume-Uni a déjà réformé ce système en instaurant une indemnisation par pallier en fonction du coût du billet. Ce dispositif pourrait servir de modèle à l’Union Européenne.

1 commentaire

  • 17 août17:28

    La conséquence d'une défaillance propre à une compagnie mène à des coûts et des siutations monstrueuses pour le passager. Sans oublier le stress engendré. Les compagnies voudraient avoir le beurre et l'argent du beurre.Elles n'ont qu'à correctement entretenir et payé son personnel et cela n'arriverait pas.


Annonces immobilières