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Budget de la Sécu 2027 : ces 6 mesures qui pourraient avoir des conséquences sur le pouvoir d'achat des Français

information fournie par Moneyvox 29/10/2026 à 08:54

Quelles sont les principales mesures du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ? ( Crédits photo: Sophie Animes - stock.adobe.com)

Quelles sont les principales mesures du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ? ( Crédits photo: Sophie Animes - stock.adobe.com)

Gel des pensions de retraite, désindexation des allocations familiales, baisse des remboursements des frais de santé… voici 6 mesures envisagées par le gouvernement dans le budget 2027 de la Sécu.

Le 23 octobre dernier, les députés ont rejeté la partie relative aux recettes du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027. Le texte est désormais dans les mains du Sénat, qui l'examinera à partir du 9 novembre. En attendant, voici les différentes mesures envisagées par le gouvernement pour faire des économies sur le budget de la Sécu qui pourraient impacter directement le porte-monnaie des Français.

1.La désindexation d'une partie des pensions de retraite

Pour faire passer le déficit de la Sécurité sociale de 21,8 milliards d'euros en 2026 à un déficit de 12,7 milliards d'euros en 2027, le gouvernement va demander des efforts importants aux retraités. Une partie des pensions de retraite de base pourrait ainsi être gelée. Seuls les retraités qui touchent 85 % du Smic ou moins pourront profiter d'une revalorisation intégrale. Une revalorisation partielle pourrait également être accordée entre 1 260 et 2 000 euros de retraite .

2. Une majoration forfaitaire pour famille nombreuse

Jusqu'à présent, les parents de 3 enfants ou plus pouvaient profiter d'une majoration pour famille nombreuse de 10 % sur le montant de leur retraite de base. Cependant, à compter du 1er juillet 2027, ce mécanisme pourrait disparaître au profit d'un autre système : une majoration d'un montant forfaitaire, et non plus proportionnel. Une mesure dont le gouvernement avance la neutralité financière et qui pourrait être profitable aux femmes.

3. Le gel de plusieurs aides de la CAF

À l'image de la désindexation des retraites les plus élevées, le gouvernement souhaite geler plusieurs aides accordées par la Caisse d'allocations familiales (CAF). Seraient concernées les Allocations familiales (AF), la prime d'activité versée aux travailleurs modestes et les Aides personnelles au logement (APL). Le 1er avril 2027, le RSA, le minimum vieillesse et l'Allocation aux adultes handicapés (AAH) devraient en revanche être revalorisés en tenant compte de l'inflation.

4. La baisse des remboursements des frais de santé

Plusieurs mesures pour 2027 visant à diminuer les remboursements de certains soins par l'Assurance maladie sont déjà actées, pour 1,2 milliards d'euros. Mais le gouvernement souhaite aller plus loin, et faire 5,1 milliards d'euros d'économies supplémentaires. Pour cela, il mise notamment sur une baisse des remboursements sur les médicaments et les dispositifs médicaux, ainsi que sur le transfert des 200 millions d'euros de remboursements liés aux cures thermales aux complémentaires santé.

Bon à savoir : un amendement prévoit également d'élargir la gamme de médicaments proposés à l'unité, et non uniquement en boîte, afin de faire des économies sur le budget de la Sécu.

5. Le durcissement des règles d'octroi des aides aux étrangers non européens

Si le PLFSS pour 2027 est adopté en l'état, les règles d'octroi de certaines aides délivrées par la CAF aux étrangers non européens en situation régulière qui ne disposent pas d'un titre de séjour, ou ceux qui ne sont pas couverts par une convention bilatérale seront durcies. Ceux-ci devront résider depuis au moins un an en France pour avoir accès à certaines prestations familiales et aux APL. Une mesure qui, en réalité "concerne très peu de personnes" et dont "le rendement n'est pas énorme", comme l'explique le député LR Thibault Bazin.

6. La taxation des indemnités de rupture des hauts salaires

Autre mesure envisagée par le gouvernement au sein de son PLFSS : taxer les indemnités de rupture des contrats aux plus hauts salaires. Seraient concernés les 5 % des salariés qui reçoivent les indemnités "les plus élevées", comme l'a expliqué le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou à ce sujet.

1 commentaire
  • 10:25

    C’est quand même incroyable de faire payer constamment les retraités du privé pour ceux du public !!!! STOP à ce gouvernement de ver Go gna !!!


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