Les banques acceptent de dépasser le seuil de 35 % d'endettement pour les profils les plus solides. (illustration) (Rawpixel / Pixabay)
Le taux d’endettement maximal de 35 % pour l’octroi d’un crédit immobilier est une règle fixée par le Haut conseil de stabilité financière (HCSF). Elle s’impose aux banques lorsqu’elles accordent un prêt à un ménage. Si, en règle générale, les établissements s’y conforment, ils sont néanmoins autorisés à dépasser ce seuil dans certains cas.
Un avantage accordé aux très bons profils
Car cette règle n’est pas une interdiction stricte. Les banques disposent d’une marge de manœuvre de 20 % pour les profils jugés « rassurants » , explique Capital . Plusieurs éléments peuvent en effet inciter les prêteurs à dépasser légèrement ce seuil réglementaire : les revenus, l’apport personnel, le patrimoine, la stabilité professionnelle, le statut de l’emprunteur ou encore l’épargne disponible après l’achat. « Les profils qui obtiennent le plus souvent cette dérogation, ce sont les très bons profils avec beaucoup d'épargne à côté ou parfois des profils qui ont déjà des investissements locatifs » , explique à nos confrères Élodie Jaffre, courtière en prêt immobilier chez Pretto.
Pour plaider leur dossier auprès de leur banque, les candidats à l’emprunt qui souhaitent dépasser les 35 % disposent de plusieurs leviers. Augmenter l'apport personnel ou simplement justifier d’une épargne suffisante après l’achat. Ils peuvent également jouer sur la quotité d’assurance emprunteur.
Selon la professionnelle du courtage, si les emprunteurs présentent de solides garanties, leur taux d’effort pourrait ainsi facilement approcher les 36 ou 37 %. « Au-delà de 40 %, c'est plus compliqué » , prévient-elle.
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