(Crédits: Unsplash - Miguel Constantin Montes)
Un locataire a halluciné lorsqu'il a reçu la facture de son propriétaire pour un gobelet cassé. Mais il ne semble pas avoir tout bien fait pour l'éviter.
Après le gel douche à 300 euros, le gobelet à brosse à dents à 400 euros. Non, ce ne sont pas les nouveaux objets de luxe qui font fureur. Mais des tarifs exorbitants réclamés à la suite d'une location qui s'est pourtant bien déroulée. Aussi bien sur les plateformes de type Airbnb que pour des locations longue durée classiques. Lors de l'état des lieux de sortie, le locataire est souvent en stress : va-t-il récupérer sa caution ? Au contraire, le propriétaire va-t-il lui retenir tout ou partie de cette somme, source fréquente de conflits entre les deux parties ?
Il arrive que des bras de fer s'engagent à cause de petits dégâts facturés très cher par le propriétaire. Mais dans le dernier exemple en date, le locataire a fait un choix étonnant qui a abouti, indirectement, à la facturation d'un prix exorbitant. Cela se passe en Suisse. Lors de l'état des lieux de sortie, le propriétaire a constaté qu'il manquait un gobelet à brosse à dents qu'il a malencontreusement cassé. Pour le reste, rien à signaler. Une affaire rapidement pliée a priori. Oui mais pas à n'importe quel prix !
La réparation confiée à un...plombier
Le gobelet manquant est mentionné dans l'état des lieux. Le propriétaire et le locataire se mettent d'accord sur le prix : entre 5 et 10 francs suisses (entre 5,5 et 11 euros). Trois semaines plus tard, c'est la stupeur pour le locataire : il n'est plus question de 5 à 11 euros mais de 360,15 francs suisses (soit environ 400 euros). « J'étais complètement sidéré et j'ai explosé de colère », a réagi ce Bernois de 40 ans, selon 20 minuten .
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Pourquoi cet écart gigantesque ? C'est la faute aux « frais de main-d'œuvre », explique l'agence immobilière chargée de récupérer les clés. Plutôt étonnante comme justification. Depuis quand faut-il payer des frais de main-d'œuvre pour un simple gobelet ? La suite de l'histoire est savoureuse. Plutôt que d'acheter un nouveau gobelet à 5 euros, le locataire a confié cette tâche à l'agence immobilière. « Il était trop tard pour que le locataire puisse remplacer le gobelet, dès lors que l'absence du verre a été constatée lors de l'état des lieux de sortie, au moment de la restitution des clés », explique au Figaro Carlo Sommaruga, président d'Asloca, une association suisse de défense des locataires.
Là encore, plutôt que de s'en procurer un nouveau, l'agence a préféré faire réparer le gobelet par... un plombier qui a facturé, outre le coût de la réparation, deux déplacements et...trois heures d'intervention. « Si cette tâche est délibérément confiée à un professionnel, en l'occurrence un installateur sanitaire, il va de soi qu'en plus du remplacement du gobelet, le temps de travail est également facturé », se défend Mélanie Lüdi, l'agent immobilier. De là, à faire payer 400 euros, il y a un pas de géant qui n'aurait pas dû être franchi. « Passer de 5 ou 10 francs (suisses) à 400, c'est scandaleux, injustifié et complètement déplacé », enrage le locataire.
En toute logique, ce dernier va déposer plainte. Eh bien non ! Là encore, il prend une décision incompréhensible : le locataire a décidé de payer les 400 euros réclamés par le propriétaire. « J'étais tellement furieux que je voulais juste en finir avec ce bail », explique-t-il. Tout ça pour ça !

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