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Immobilier : ses locataires refusent de s'en aller, il décide de « squatter » sa propre maison pour les faire partir

information fournie par Boursorama avec Newsgene 03/08/2026 à 12:30

Le propriétaire a réinvesti les lieux le 23 juin 2026, mais n'a pu récupérer les clés que le 5 juillet. Illustration.  (Sephelonor / Pixabay)

Le propriétaire a réinvesti les lieux le 23 juin 2026, mais n'a pu récupérer les clés que le 5 juillet. Illustration. (Sephelonor / Pixabay)

Face à des locataires refusant de quitter sa maison après l’expiration du bail, un propriétaire de Bergerac a choisi une méthode radicale : revenir vivre sur place. Après plusieurs jours de tensions, il a finalement récupéré son bien, mais dans un état lamentable.

Un véritable bras de fer. Le propriétaire d'une maison de Bergerac (Dordogne) a été confronté à des locataires qui refusaient de s'en aller après la fin du bail. Sachant que la procédure d'expulsion serait longue et fastidieuse, l'homme a décidé de réemménager sur place malgré leur présence. Il s'est ainsi retrouvé à vivre avec les squatteurs, ce qui a fini par les faire partir, rapporte Sud Ouest ce dimanche 2 août 2026.

« On était sept dans la maison »

Le Bergeracois avait acheté le logement en 2019 avant de le rénover. Il l'avait ensuite mis en location meublée à partir de 2024 et pour une durée de deux ans, le temps d'un voyage au Canada. Six mois avant l'échéance du bail, il a fait savoir aux locataires qu'il comptait rentrer chez lui en leur transmettant un préavis. « Une semaine avant la fin, ils m’ont dit qu’ils ne rendraient pas la maison , a-t-il expliqué. Me retrouvant sans logement, j’ai décidé de squatter ma propre maison. »

Le propriétaire a donc réinvesti les lieux le 23 juin 2026. « Évidemment, c’était compliqué, on était sept dans la maison, chacun de notre côté et on ne se parlait pas » , a-t-il raconté. Mais le quatrième jour, les forces de l'ordre sont intervenues, informant le propriétaire qu'il n'était pas autorisé à vivre avec ses squatteurs. Qu'à cela ne tienne, il a alors installé une caravane devant le portail et s'est raccordé à l'eau et à l'électricité.

Une guerre avec les locataires

Mais l'habitant n'était pas au bout de ses surprises. Il a constaté que les locataires consommaient l'eau à ses frais depuis deux ans, l'obligeant à payer plus de 2.000 euros. « Là, j’ai carrément décidé de couper le tuyau, juste après le compteur » , s'est-il souvenu. En réponse, les squatteurs lui ont alors coupé l'électricité dans la caravane. Bien décidé à ne pas se laisser faire, il a contacté le fournisseur d'énergie « pour baisser la puissance au minimum » . Conséquence : dès que les locataires branchaient un appareil, le disjoncteur sautait. « Quelques jours après, ils m’ont dit qu’ils partaient » , a-t-il ajouté.

S'il a enfin pu récupérer les clés le 5 juillet, il a retrouvé son domicile « dans un état pitoyable » , avec des éléments cassés et de la moisissure. Le coût des réparations ayant été estimé à 42.000 euros, il prévoit de saisir la justice. De leur côté, les locataires ont affirmé à Sud Ouest avoir eu l'intention de s'en aller et de remettre les lieux en état, mais ne pas avoir trouvé de logement assez grand à temps. Concernant la facture d'eau, ils ont invoqué une erreur du fournisseur.

13 commentaires
  • 17:18

    Cette situation ubuesque met en exergue la stupidité de certaines de nos lois et le manque de discernement et de courage des autorités: elle devrait servir de point de départ pour une remise à plat totale de toutes ces absurdités!


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