Le recul des transactions immobilières dans la capitale s'expliquerait par le niveau trop élevé des prix ( Crédits photo: © Pascale Gueret/Wirestock Creators - stock.adobe.com)
-13 % en un an : les ventes immobilières ont fortement reculé à Paris au cours du premier trimestre 2026. Des données publiées par les Notaires du Grand Paris qui révèlent un problème sous-jacent, celui des prix.
À Paris, de moins en moins de ventes immobilières sont conclues, comme en témoignent les chiffres publiés par les Notaires du Grand Paris au titre du premier trimestre 2026. En l'espace d'un an seulement, le nombre de transactions a chuté de 13 % dans la capitale. La situation est pourtant toute autre dans les autres départements de la grande couronne, qui enregistrent une augmentation du nombre de ventes de 2 %. Comment expliquer un tel décalage au sein du Grand Paris ?
Les ventes de biens immobiliers en chute libre à Paris en 2026
Par rapport à l'année dernière, les ventes de biens immobiliers ont chuté dans la capitale. Les Notaires du Grand Paris ont ainsi enregistré une baisse de 13 % des transactions immobilières dans Paris au titre du premier trimestre 2026. Une diminution importante qui impacte directement le nombre de ventes de logements anciens dans l'ensemble de l'Île-de-France : -3 % sur un an. Heureusement pour la région, d'autres départements font mieux que Paris.
Dans les départements appartenant à la grande couronne, la progression des ventes est de 2 % sur un an. Une évolution rendue notamment possible par le marché de l'immobilier ancien, qui a progressé de 4 % entre 2025 et 2026. Pour comparaison, sur l'ensemble de l'Île-de-France, le marché des maisons individuelles a évolué de 2 %. Les appartements, en revanche, sont boudés par les acheteurs. Le nombre de ventes d'appartements a ainsi reculé de 5 % en un an dans le Grand Paris.
Bon à savoir : les Notaires du Grand Paris soulignent que la plupart des ventes immobilières conclues concernent une résidence principale. L'investissement locatif, quant à lui, est en recul.
Les prix élevés premiers responsables de la baisse des transactions immobilières à Paris
Si le marché parisien rencontre de telles difficultés, c'est avant tout à cause des prix de l'immobilier . En moyenne, un appartement y coûte 9 600 euros du mètre carré, toujours au premier trimestre 2026. Pour comparaison, en Seine-et-Marne, le prix moyen du mètre carré est de 2 800 euros, et il est de 2 900 euros dans le Val-d'Oise. À budget égal, les ménages peuvent donc y acheter des logements d'une superficie plus de trois fois supérieure à celle d'un logement à Paris.
La situation est même encore pire dans certains arrondissements de Paris. Dans le 6e arrondissement, par exemple, le prix au mètre carré dépasse les 14 000 euros, tandis que, dans le 19e, le prix moyen est de 7 530 euros. De manière générale, les prix de l'immobilier sont nettement plus attractifs dans les départements de la grande couronne qu'à Paris, incitant les ménages à s'éloigner de Paris intra-muros afin de trouver un logement adapté à leur budget.
Malgré la chute des ventes dans la capitale, les Notaires du Grand Paris ne constatent pas de baisse des prix de l'immobilier, mais seulement une stagnation. Ceux-ci évoquent un marché "en dents de scie" dont l'évolution est étroitement liée au contexte géopolitique et économique ainsi qu'au niveau des taux d'intérêt des crédits immobiliers. Le nombre de transactions immobilières au sein de la capitale pourrait donc ainsi encore se réduire au cours des prochains mois.

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