Immobilier locatif : faut-il encore miser sur Airbnb pour générer des revenus ? / iStock.com - Sasithorn Phuapankasemsuk
Des avantages et des inconvénients financiers
Avec des plateformes comme Airbnb, les tarifs ne sont pas calculés au mois mais à la nuit, un mode de calcul intéressant pour les propriétaires. Néanmoins, mettre un bien en location sur Airbnb n’est pas uniquement synonyme d’avantages financiers. Il faut aussi prendre en compte les frais « cachés ». Pour commencer, le logement doit être entièrement équipé (mobilier, plaques de cuisson, ustensiles de cuisine…). De plus, le bien doit être régulièrement entretenu (nettoyage comme réparations). En outre, si vous n’êtes pas disponible pour remettre les clés aux locataires, vous aurez peut-être besoin de faire appel - à vos frais - à un service de conciergerie. Ces diverses dépenses sont à considérer. Il faut également penser à la question de la fiscalité qui a évolué.
Fiscalité : de nouvelles règles
La loi du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale stipule que les abattements fiscaux appliqués à ces locations évoluent : 50 % pour les biens classés et les chambres d’hôtes (plafond de 77 700 € de revenus locatifs annuels) ; 30 % pour les biens non classés (plafond de 15 000 € de revenus locatifs annuels). Les revenus tirés de votre location doivent être déclarés aux impôts. Airbnb vous transmet, chaque début d’année, un document vous précisant la somme à déclarer. Note : selon vos recettes, vous pouvez aussi être amené à payer la CFE (cotisation foncière des entreprises).
Règles locales, sanctions…
Dans certaines communes, l’obligation de demander un autorisation pour « changement d’usage » a été mise en place. À Paris, cette autorisation est soumise à une règle de compensation. Pour chaque mètre carré transformé en meublé de tourisme, le propriétaire du bien doit créer la même surface en transformant un local commercial en local d’habitation. Une telle règle réduit la rentabilité d’une location Airbnb. En parallèle, depuis 2025, les communes françaises peuvent mettre en place des quotas d’autorisations de meublés de tourisme. Elles peuvent aussi limiter la durée maximale de location à 90 jours par an (au lieu de 120 auparavant), ce qui engendre une baisse de recettes locatives. Si les propriétaires ne respectent pas cette limite, ils risquent une amende de 15 000 €. Enfin, les maires peuvent appliquer deux amendes administratives : jusqu’à 10 000 € pour non enregistrement d’un meublé de tourisme et jusqu’à 20 000 € en cas de fausse déclaration ou d’utilisation d’un faux numéro d’enregistrement.
Faut-il encore miser sur Airbnb pour générer des revenus ?
Airbnb reste une solution rentable offrant une gestion plus souple et plus simple. Cependant, les règles nationales comme locales sont de plus en plus strictes, ce qui peut avoir des conséquences sur la rentabilité des biens. Les frais « cachés » sont aussi à prendre en compte. Avant de vous lancer, prenez le temps de réfléchir et listez les avantages et les inconvénients d’une location Airbnb.
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