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Immobilier locatif : 1 candidat sur 4 falsifie son dossier

information fournie par Boursorama avec LabSense 09/01/2026 à 08:30
La pénurie de logements dans les grandes villes françaises crée une compétition féroce entre candidats. Dans le même temps, la peur des impayés, dans un contexte de cadre légal qui protège fortement le locataire, a considérablement accru la prudence des propriétaires. Résultat : certains candidats trichent pour optimiser leur dossier et tenter de passer entre les mailles du filet... Une propension qui renforce encore la prudence des propriétaires. Bref, l’immobilier locatif ressemble de plus en plus à un joli serpent qui se mord la queue.

Immobilier locatif : 1 candidat sur 4 falsifie son dossier / iStock.com - Prostock-Studio

Immobilier locatif : 1 candidat sur 4 falsifie son dossier / iStock.com - Prostock-Studio

Une pression locative qui pousse à la fraude

Loyers élevés, exigences strictes des propriétaires, dossiers triés sur le volet... Pour beaucoup de candidats à la location, accéder à son « sweet home » est un parcours du combattant ! Pour obtenir leur fameux sésame, certains n’hésitent donc pas à manipuler leurs documents, afin d’apparaître plus solvables qu’ils ne le sont réellement. Les falsifications les plus courantes concernent les fiches de paie, les avis d’imposition ou encore les contrats de travail. Grâce à des outils numériques accessibles, il devient relativement simple de modifier un PDF ou de créer un faux document crédible. Cette facilité technique contribue à banaliser la fraude. Mais pour les propriétaires, les conséquences peuvent être lourdes : impayés, procédures longues et coûteuses, difficultés à relouer. La méfiance s’installe, et les exigences se durcissent, alimentant un cercle vicieux où la fraude devient à la fois cause et conséquence de la tension du marché.

Des propriétaires qui s’organisent pour détecter la fraude...

Face à cette montée des falsifications, les bailleurs, qu’ils soient particuliers ou professionnels, renforcent leurs contrôles. Anomalies de mise en page, incohérences de chiffres, métadonnées suspectes...Pour faire face à ces malversations, certaines plateformes spécialisées proposent des services de vérification automatisée aux agences immobilières et bailleurs. La généralisation du dossier locatif numérique, vise, elle aussi à limiter les manipulations. Enfin, l’utilisation de services tiers certifiés pour vérifier les revenus ou l’identité du candidat gagne du terrain. Les propriétaires particuliers, souvent moins équipés, se tournent vers des solutions plus simples : contacter l’employeur, vérifier les numéros SIRET, comparer les documents avec des modèles officiels. Cette vigilance accrue est devenue indispensable pour sécuriser la mise en location, mais elle peut aussi rallonger les délais et complexifier la relation avec les candidats honnêtes.

Quelles solutions pour réguler le marché locatif ?

Certains acteurs du marché réclament une simplification des critères d’accès, estimant que, si on les assouplit, les candidats seront moins amenés à contourner les règles. D’autres insistent sur la nécessité d’une meilleure information des locataires concernant les risques encourus... En effet, falsifier un document administratif (fiche de paie ou avis d’imposition, par exemple) constitue un délit passible de sanctions pénales pouvant aller jusqu’à des amendes importantes ou, dans les cas les plus graves, des peines de prison. Enfin, certains professionnels plaident pour le recours à des tiers de confiance, arguant que cela pourrait à terme réduire les pratiques frauduleuses et contribuer à restaurer un climat de confiance entre bailleurs et locataires.

1 commentaire

  • 09:01

    Excellente image : «  Un serpent qui se mord la queue » ! Encore merci à l’Etatisme.


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